Prix de l’Afpeah 2021 Circé

Prix de l’Afpeah 2021 Circé

Les membres du Jury ont le plaisir de féliciter les talentueux lauréats du Prix de l’Afpeah 2021

Prix spécial de l’Afpeah 2021
À titre exceptionnel, afin de saluer l’excellence d’un texte absolument atypique, les membres du jury ont décidé de décerner un Prix Spécial à « FABVLA VENEFICÆ CIRCES » de Yann SANDONA.
Lycée Emile Duclaux, Aurillac. Professeur référent : Isabelle Bauzil.

Prix de l’Afpeah – Catégorie lycée
« L’Oiseau de proie » de Salomé FRISCH.
Lycée Racine, Paris. Professeur référent : Delphine Garnaud.

Prix de l’Afpeah – Catégorie collège
« Cyrius aux mille ruses » d’ARCHES Jordan, BAKADDI Lamya, BALAZUC Aron, BEN-AHMED-CLEMENSON Yanis, BLANCHET Milo, BOUDADI Yossra, CHELGOUM Meriem, CLAUDE Maïlie, DELOBEL Ylian, EL MASSOUDI Adam, ELBIZI Inaya, FERRANTE Joseph, GAVALDA Jade, HERBET Lou, ISNARD Paolo, KABA-POFIRIO Taïna, LAMENDIN Basile, LE MOIGN-AVALOS Jules, MARZOUK Camélia, MOHAMED Camélia, SAILHAN Kylian, SAUVAGE Mai-LI.

Collège Gérard Philippe, Cogolin. Professeur référent : Justine Christen

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Dans le sillage des deux premières éditions de 2019 et 2020 mettant à l’honneur les mythes d’Orphée et Eurydice, puis celui du Minotaure, le Prix littéraire de l’Afpeah tisse cette année sa toile au-delà des frontières européennes. Aux côtés de collégiens et lycéens de Tunisie et du Liban, grandes terres de culture antique, plusieurs centaines d’adolescents francophones d’Autriche, de Belgique, du Congo-Brazzaville, d’Espagne, de France, des Pays-Bas et de Suisse ont lu ou écrit une nouvelle sur la magicienne Circé, à une main ou à plusieurs, à distance ou en classe, seuls ou guidés. Nous nous réjouissons de cette participation croissante et remercions chaleureusement tous les élèves et leurs professeurs pour la qualité de leur travail. Amateurs des langues et cultures de l’Antiquité, latinistes, hellénistes, jeunes esprits alertes et curieux, ils ont su donner au mythe toute sa puissance d’évocation et faire résonner son écho dans notre présent.

Circé ou l’art d’être sorcière

Magicienne envoûtante, déesse généreuse, jeune femme esseulée, oiseau en quête de proie, Circé est aussi sous leur plume une guide touristique à la tête d’un trafic d’organes, une femme battue, une mère qui élève seule son enfant, la propagatrice du coronavirus, une ophtalmologue épuisée par un quotidien éreintant, une herboriste, une mixologue dans une boîte de nuit, une barmaid en Polynésie, la propriétaire millionnaire d’une ferme porcine, tandis que son palais sur l’île d’Aea devient le théâtre de soirées orgiaques, d’une réunion des dieux du G7 … Circé est également inventive, elle déploie sa palette de philtres et envoûte ses hôtes grâce aux rayons lunaires, à un laxatif dissimulé dans de la confiture de fraise, à un salaire alléchant, elle transforme Ulysse en steak tartare ou Pénélope en truie.

Ces réécritures témoignent de la grande plasticité du mythe qui se prête sans difficulté aux sensibilités de l’adolescence, notamment par le choix du journal intime et des courriels, par l’allusion aux SMS rebaptisés « succinctes missives spontanées ».

Les débats de notre temps sont également très présents dans ces réécritures : ils se lisent dans l’évocation du combat féministe, dans la satire du capitalisme galopant, dans la référence à la pandémie, dans l’exploration de Mars. En contrepoint à « la triste réalité de l’humanité, incapable de comprendre le monde qui l’entoure » (« Du mythe à la réalité »), plusieurs nouvelles donnent toute leur place à l’humour et à la légèreté de ton : « La Pierre perdue dans le temps », « Dona Circella », « Circé et le G7 », « Double jeu révélé », « Le Charme de Circé », « Le Livre dont vous n’êtes pas le héros » …

 Remis de leurs émotions, mère et fils se retrouvèrent autour d’une bonne tasse de vin chaud (pas empoisonnée cette fois-ci) et prirent pour la première fois le temps de se parler. Contrairement à Œdipe, ils vécurent heureux et n’eurent point d’enfant.

« Circé chez les Gnéés »

Enfin, les textes jouent habillement avec les codes du polar, du conte, de la science-fiction, du fantastique, et du récit de voyage, témoignant d’une pratique régulière de la lecture. Dans l’espace serré des 12000 signes demandés par le règlement du Prix, le recours à l’ellipse suggère l’écoulement du temps et le poids de l’attente, depuis Circé, l’oiselet dans son nid de mousse, jusqu’à la jeune promise attendant son époux.

Ainsi, toutes les nouvelles réunies dans cette troisième édition forment un bel ouvrage, un tissu ou textus aux motifs et couleurs variés, rappelant que le mythe s’épanouit dans l’écriture littéraire, épouse les formes élastiques de la nouvelle et invite aussi à l’oralité par la beauté des phrases et des images  :

La femme sortit lentement du cours d’eau d’un pas félin, de la même démarche qu’ont les panthères devant une proie. Tous les êtres vivants, ici, lui devaient allégeance. Elle était leur maîtresse, leur déesse, la Dame. Mais aucun des gestes des feuilles ni des mousses au sol ne la satisfaisait. La Magicienne était seule, seule depuis trop longtemps. La tristesse alourdissait chacun de ses pas.

« L’attente de Circé »

Alors que les nuages tombaient par milliers sur des jours semblables, Circé œuvrait dans l’ombre. Métamorphose désirée. Un poison l’habillerait de lèvres, de pas en course, de doigts dansants, d’un corps de femme fière. Elle cultivait sa magie et s’apprêtait à accomplir son enchantement. Et le temps coulait, elle en savourait les vagues, le ciel exhalait un sang plus pur à chaque mort du soleil, la mer roulait sur un rivage insatiable.

Soudain, la pleine lune hanta le noir.

« L’Oiseau de proie »

 L’inspecteur et le médecin-légiste s’engouffrèrent dans l’immeuble, quittant la lumière blafarde des phares pour la lumière tamisée de la cage d’escalier. « D’après les premiers rapports, c’était un homme célibataire, un industriel qui aurait fait fortune dans le textile à Roubaix. Il vivait légèrement, rentrait tard le soir, vers minuit trente. À minuit cinquante, la concierge lui apportait deux œufs durs et une absinthe. »

« Circé – Paris 1923 »

Nous retiendrons également cette voix poétique chantant la vengeance d’une Circé orpheline et arrachée à son milieu naturel dans la nouvelle intitulée « Du mythe à la réalité » :

Tu as de ta flèche abattu mère faucon
Changé en animal, voilà ta punition
Ne t’en fais pas, tu peux encore choisir ton sort :
Cherche le rare onguent qui te rendra ton corps.
Regarde-toi ! De chasseur tu deviens la proie !
Jamais tu ne verras, pas même au fond des bois,
Le moly, plante magique, herbe de vie,
Racine noire, fleur blanc de lait, sans épi.

Il est impossible de parler de tous les textes, de leur originalité, de leur beauté. Nous tenons néanmoins à saluer ici un récit composé par un élève scolarisé au Lycée français de La Haye, « Circé Paris -1923 ».

« Circé Paris-1923″ excelle dans la peinture d’une atmosphère parisienne des années 20. « L’inspecteur Ulysse se tenait, quelques heures plus tard, devant une grande porte de fer ouvragé où s’entremêlaient des figures compliquées de branches, de fleurs et d’oiseaux dans un style Art Nouveau. Grande ouverte, elle déversait sur la rue une longue traînée de lumière chaleureuse et on pouvait lire en grandes lettres métalliques Le Chat d’Or ».  Le décor du polar est planté. Circé oscille entre la figure humaine d’une cabaretière rancunière en costume de plumes et celle d’un oiseau de proie fuyant ses lieux de chasse par les fenêtres. Charmé par le récit de son passé d’exilée et par sa sensibilité, et malgré l’empoisonnement qu’il parvient à déjouer, l’inspecteur Ulysse renoncera à son enquête.

Lauréats de l’édition 2021

Laissons notre regard s’arrêter sur quelques motifs, soupesons les toiles des lauréats pour en apprécier la valeur et l’originalité :

PRIX DE L’AFPEAH 2021 (Catégorie lycée)


« L’oiseau de proie » est une subtile plongée dans la psychologie d’une Circé fébrile, brûlante d’envie, mue par une pulsion d’humanité et un désir d’ailleurs. Ulysse est l’oiseau migrateur qui tombe sous ses griffes et qu’elle fait homme pour assouvir paradoxalement sa soif d’inhumanité :


[J]e veux voir cette espèce changeante, qui dérive vers des horizons aussi sombres que les miens. Mon bec pleut sur les proies pour alimenter ma faim de morts, les Hommes font pleuvoir des bombes. Je règne sur les cieux, ils hantent la terre. Je perce les nuages, ils détruisent les forêts.

La maîtrise stylistique se lit dans la combinaison élégante de l’humain et de l’animal, dans l’énergie et la délicatesse des phrases, dans le rythme du récit. Cette réécriture est un texte parfait dont la force et la violence des images donnent un aperçu de l’âme passionnée de Circé :

De tous les Cieux, Circé préférait se perdre dans ceux de l’envie. Immensité profonde et sauvage qui la prenait aux tripes. Le vent de la fièvre la saisissait alors, elle en savourait la violence et tout se battait dans ses entrailles brûlantes.

Elle n’était qu’une bête, Circé, un oiseau de proie au bec aiguisé.

Salomé Frisch est une élève de Seconde qui écrit des nouvelles et des pièces de théâtre depuis ses neuf ans. Sa complicité avec l’écriture se perçoit à chaque détour du poème en prose qu’elle a composé avec un brio absolument remarquable. Il n’y a aucun doute à avoir : Salomé sera écrivain !

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PRIX DE L’AFPEAH 2021 (Catégorie Collège)

« Cyrius aux mille ruses »
Une réécriture particulièrement originale et inventive, « Cyrius aux mille ruses », remporte cette année le Prix de l’Afpeah niveau collège : Circé et Ulysse sont désormais parents d’un petit Cyrius « aux mille ruses » : l’enfant unit ses merveilleux parents tout autant qu’il les sépare… Et c’est dans les étoiles que Cyrius emmène finalement ses lecteurs dans un dénouement plein de poésie. Écrite à plusieurs mains, la nouvelle surprend par le portrait qu’elle brosse d’une Circé dépossédée de son art maléfique, privée de parole et vouée tout entière à son rôle maternel. C’est à Cyrius que revient le rôle principal. Héritier des talents de ses parents et de deux lettres de leur nom, le « c » de Circé et le « y » d’Ulysse, le jeune héros grandit en bienfaiteur et se porte au secours des proies des chasseurs ou les métamorphose en étoiles. Fable sur l’héritage et la transmission du savoir, « Cyrius aux mille ruses » est une belle écriture chargée de motifs et figures mythologiques : le Phénix, les songes d’Ulysse visités par Morphée, la protection de Diane, une scène de bain à l’ombre des oliviers.

« Cyrius aux mille ruses » a été écrite par des élèves de 6e de Cogolin: ARCHES Jordan, BAKADDI Lamya, BALAZUC Aron, BEN-AHMED-CLEMENSON Yanis, BLANCHET Milo, BOUDADI Yossra, CHELGOUM Meriem, CLAUDE Maïlie, DELOBEL Ylian, EL MASSOUDI Adam, ELBIZI Inaya, FERRANTE Joseph, GAVALDA Jade, HERBET Lou, ISNARD Paolo, KABA-POFIRIO Taïna, LAMENDIN Basile, LE MOIGN-AVALOS Jules, MARZOUK Camélia, MOHAMED Camélia, SAILHAN Kylian, SAUVAGE Mai-LI.

Collège Gérard Philippe, Cogolin. Professeur référent : Justine Christen

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PRIX SPÉCIAL ACCORDÉ À TITRE EXCEPTIONNEL

FABVLA VENEFICÆ CIRCES

Coulée dans une écriture jubilatoire au vocabulaire ciselé et volontiers archaïsant, polie à la lime du subjonctif imparfait, la nouvelle « FABVLA VENEFICÆ CIRCES » est le joyau de cette troisième édition. Son jeune auteur excelle à reconstituer un univers médiéval lourd de cruauté et de mystère. La première page égrène tous les signes de la décrépitude :

« Là où il avait existé une allée se dressaient désormais herbes et fleurs, toutes très diverses, surprenamment resplendissantes de verdure, d’un éclat de vie faillant à ces lieux. Nonobstant ce chatoiement, le tout se mussait dans les profondeurs d’une dense forêt où l’ensemble de la nature avait finalement expiré ; cela ne disait rien qui valût la peine de s’y perdre. Derrière ladite demeure avaient été enclos des animaux, ou du moins ce qui y ressemblait et surtout ce qu’il en restait. »

C’est dans cet antre que sévit Circé, sous les traits conjugués de l’ensorceleuse et de l’ogresse. Bel hommage au conte merveilleux, la nouvelle livre aussi avec brio une vision très sombre de la sorcière, entre satanisme et croyances religieuses.

Yann Sandona donne une épaisseur au mal, notre langue et sa modernité s’avérant incapables de parler du monstrueux sans tomber dans des clichés susceptibles d’affadir voire d’annuler la charge d’inhumanité archaïque qui structure aussi le personnage mythologique. 


« Le Malin grondait dans les cavernes hadales de l’esprit perverti de Circé. Elle s’en allait meurtrir quelqu’engeance de quelque famille uniquement pour créer un grimoire qui disparaîtrait durant les siècles à venir. » 
« Circé sortit et brandit non pas sa baguette mais une fourche afin d’encadrer la tête de cet animal, naguère Homme, et de l’emmener dans sa maison aux nulles issues. Elle le poussa vers l’intérieur de sa grotte comme elle le poussa au vice. La porte claqua et fut bien close. Nulle chose n’a oncques empêché quiconque de malfaire à sa guise. »

La brièveté de la forme imposée nous fait regretter de ne pouvoir feuilleter les pages d’un tel grimoire. Nul doute qu’il recèle encore quelques pépites ! Les membres du Jury saluent le talent de cet élève, si jeune, ses prédispositions indéniables pour l’écriture, son goût pour la langue, la profondeur du regard qu’il porte sur la noirceur du monde.

Nouvelles ayant obtenu des suffrages

Nous avons décidé, cette année encore, de mentionner sur notre site les titres des nouvelles ayant obtenu des voix. C’est, pour nous, une façon d’encourager les élèves qui ont composé des récits ayant eu suffisamment de qualités pour remporter un ou plusieurs suffrages. Tous les titres n’apparaissent donc pas ici, malheureusement, car nous avons reçu énormément de textes et nous devions opérer des choix.


Un petit mot encore à destination des élèves de 6e, de 5e, qui ont écrit seuls : vos textes ont été placés sur le même plan que des récits rédigés par des élèves de 4e ou de 3e. La concurrence était donc très rude ! On pourrait dire la même chose aux élèves dont le français n’est pas la langue maternelle ! Vous n’avez peut-être pas gagné cette année, mais les membres du Jury vous félicitent ! N’hésitez pas à participer à nouveau l’an prochain !

NB: Il est arrivé que certaines nouvelles portent le même titre, dans ce cas, nous avons précisé l’établissement, voire donné la 1e phrase lorsque c’était nécessaire.

Niveau lycée (ordre alphabétique)

Bienvenue au bar Hélios 19 voix
Circé (Lycée Murat – Issoire) 30 voix
Circé ( Lycée Claude Lebois – Saint-Chamond) 2 voix
Circé, justice 9 voix
Circé, Paris, 1923 – 45 voix
Circé, une femme brisée 3 voix
Du mythe à la réalité 35 voix
États d’âme d’une magicienne au cœur fidèle 55 voix
Hélia 5 voix
L’amulette de la discorde 2 voix
L’enfance de Circé 3 voix
L’étrange rencontre d’Ulysse Ambroise 19 voix
L’histoire qui veut tout dire 4 voix
L’île maudite 1 voix
La belle Circé 2 voix
La bibliothèque de Circé 1 voix
La langueur d’un exil éternel 26 voix
La voisine bizarroïde 6 voix
Le Prix de la trahison 1 voix
Les mythes ne meurent jamais 39 voix
Les Prétendants de Circé 1 voix
Les sœurs du renouveau 3 voix
Mémoires d’une vie d’amours et de hasards 3 voix
On nous fait croire qu’après la pluie 2 voix
Un plan machiavélique 2 voix
Un Tartare aux Champs-Elysées 25 voix
Une étrange herboriste 4 voix

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Niveau collège

@Circé 3 voix
Alea jacta est 3 voix
Chimère (Utopie) 13 voix
Circé (Collège George Politzer – Dammarie-les-lys) 1 voix
Circé (Collège George Politzer – Dammarie-les-lys) 1 voix
Circé (Saint-Alyre – Clermont-Fd) (« Circé se leva, heureuse : elle avait battu tous ses adversaires. ») 4 voix
Circé (Saint-Alyre – Clermont-Fd) (« Il était une fois, une magnifique jeune fille s’appelant Circé ») 1 voix
Circé ( Collège Jean Médecin – Sospel) 5 voix
Circé (Collège Jean Médecin – Sospel) 37 voix
Circé #2.0 1 voix
Circé à la recherche de son fils 1 voix
Circé aux Caraïbes 3 voix
Circé chez les Gnéés 4 voix
Circé déconfinée 30 voix
Circé et Cléopâtre 1 voix
Circé et le G7 – 2 voix
Circé et les sept enfants 5 voix
Circé, la vindicative 13 voix
Dona Circella 3 voix
Double jeu révélé 2 voix
Journal d’un chien héroïque 34 voix
L’amour de la vengeance 2 voix
L’attente de Circé 49 voix
L’Enfant Circé 3 voix
L’île maudite (Athénée Royal – Belgique) 19
L’île maudite (Collège des trois vallées – Salies du Salat) 1 voix
La Circé moderne 4 voix
La jalousie de Circé 2 voix
La légende de Circé 5 voix
La mission de Circé 6 voix
La Pandémie de Circé 4 voix
La pierre perdue dans le temps 3 voix
La Prestidigitatrice aux doigts dorés 3 voix
La vengeance de Circé 1 voix
Le Charme de Circé 16 voix
Le livre dont vous n’êtes pas le héros 24 voix
Le trafic de Rio 4 voix
Le voyage de Circé 16 voix
Ma Vie 3 voix
Odyssée martienne 3 voix
Sans Ulysse 18 voix
Un carnet retrouvé 3 voix
Une enquête bien étrange 14 voix
Une Vie de femme, comme diraient certains 4 voix

Décerné par leurs camarades, collégiens et lycéens,
le PRIX COUP DE CŒUR – 2021 est attribué à
« États d’âme d’une magicienne au coeur fidèle » et à
« Cyrius aux mille ruses »

Avant toute chose, nous tenons à remercier les professeurs qui ont organisé, malgré les contraintes liées à la pandémie, ce Prix Coup de Cœur et permis à leurs élèves de lire les textes écrits par leurs camarades de lycée et de collège.

Ce sont près de quatre cents collégiens et lycéens de diverses régions de France mais aussi de l’étranger qui ont pu sélectionner leurs réécritures favorites sous la houlette de leurs professeurs afin d’attribuer leur Prix Coup de cœur. Les enseignants ont unanimement salué le bénéfice de ce travail de sélection auprès des élèves qui ont dû fournir un travail conséquent : ils se sont approprié le mythe de Circé, ils ont étudié chaque nouvelle et ont travaillé à justifier leurs préférences respectives. Ce Prix a aussi offert l’opportunité à de nombreux élèves inspirés par les textes étudiés de se lancer à leur tour dans l’écriture ; beaucoup ont pris un grand plaisir à l’exercice. Les membres du jury se sont aussi sentis valorisés, étant seuls juges de l’attribution du Prix. Comme leurs enseignants, ils attendent d’ailleurs avec impatience l’annonce des résultats ! L’engouement croissant suscité par ce Prix Coup de cœur et les retours si encourageants des enseignants qui ont participé et porté ce Prix nous incitent bien sûr à annoncer d’ores et déjà sa reconduction pour l’année 2021/2022 !
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Prix Coup de coeur 2021 – Catégorie Lycée

« États d’âme d’une magicienne au coeur fidèle », de Swan HENTZIEN et Nathan SUSGIN, élèves de seconde au Lycée Raymond Poincaré, Bar-le-Duc. Professeur référent : Marie Fontaine.

« États d’âme d’une magicienne au cœur fidèle » est le journal intime de la lycéenne Circé partageant sans pudeur ses émois amoureux et sa pensée ensorcelée par la jalousie et le désir. Emportés par un style enjoué, nous croisons « Glaucos à l’éclat d’écailles », « cette nymphette idiote de Scylla », Sirène qui chante faux, Jason « à la recherche d’une toison » avant que Circé ne jette son dévolu sur un nouvel élève, Télémaque. « Tu penses que je m’empoisonne trop la tête ? » demande cette Circé, cœur d’artichaut à son journal. Les auteurs de ce texte, deux élèves de Seconde se sont visiblement amusés à imaginer cette réécriture. Jouant du violon, adorant le dessin, ayant découvert le plaisir d’écrire cette année, ils offrent à leurs lecteurs un texte fluide et empli d’humour. Cette réécriture du mythe de Circé a été plébiscitée par leurs camarades de lycée.

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Prix Coup de coeur 2021 – Catégorie Collège

« Cyrius aux mille ruses » d’ARCHES Jordan, BAKADDI Lamya, BALAZUC Aron, BEN-AHMED-CLEMENSON Yanis, BLANCHET Milo, BOUDADI Yossra, CHELGOUM Meriem, CLAUDE Maïlie, DELOBEL Ylian, EL MASSOUDI Adam, ELBIZI Inaya, FERRANTE Joseph, GAVALDA Jade, HERBET Lou, ISNARD Paolo, KABA-POFIRIO Taïna, LAMENDIN Basile, LE MOIGN-AVALOS Jules, MARZOUK Camélia, MOHAMED Camélia, SAILHAN Kylian, SAUVAGE Mai-LI.

Collège Gérard Philippe, Cogolin. Professeur référent : Justine Christen.

Une réécriture particulièrement originale et inventive, « Cyrius aux mille ruses », remporte cette année le Prix de l’Afpeah niveau collège : Circé et Ulysse sont désormais parents d’un petit Cyrius « aux mille ruses » : l’enfant unit ses merveilleux parents tout autant qu’il les sépare… Et c’est dans les étoiles que Cyrius emmène finalement ses lecteurs dans un dénouement plein de poésie. Écrite à plusieurs mains, la nouvelle surprend par le portrait qu’elle brosse d’une Circé dépossédée de son art maléfique, privée de parole et vouée tout entière à son rôle maternel. C’est à Cyrius que revient le rôle principal. Héritier des talents de ses parents et de deux lettres de leur nom, le « c » de Circé et le « y » d’Ulysse, le jeune héros grandit en bienfaiteur et se porte au secours des proies des chasseurs ou les métamorphose en étoiles. Fable sur l’héritage et la transmission du savoir, « Cyrius aux mille ruses » est une belle écriture chargée de motifs et figures mythologiques : le Phénix, les songes d’Ulysse visités par Morphée, la protection de Diane, une scène de bain à l’ombre des oliviers.


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