{"id":4323,"date":"2026-06-12T17:08:54","date_gmt":"2026-06-12T15:08:54","guid":{"rendered":"https:\/\/afpeah.fr\/?p=4323"},"modified":"2026-06-12T17:10:14","modified_gmt":"2026-06-12T15:10:14","slug":"prix-de-lafpeah-2026-college","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/2026\/06\/12\/prix-de-lafpeah-2026-college\/","title":{"rendered":"Prix de l\u2019AFPEAH 2026 (Coll\u00e8ge)"},"content":{"rendered":"\n<p><em><strong>Le Prix de l\u2019AFPEAH \u2013 Niveau Coll\u00e8ge (Jury adultes) est d\u00e9cern\u00e9 \u00e0<br>Jamal Wadoux pour \u201cLe Silence des portes closes\u201d<\/strong><\/em><br>Professeur r\u00e9f\u00e9rent : Akim Ouchen<br>Coll\u00e8ge &#8211; Lyc\u00e9e Jules Ferry, Paris 9e<br><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-large-font-size\"><strong>Le Silence des portes closes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Marguerite \u00e9tait assise sur un banc en bois de ch\u00eane mal \u00e9quarri, au fond de la boutique de son p\u00e8re. Celui-ci \u00e9tait apothicaire, mais aussi herboriste, un peu m\u00e9decin, et m\u00eame philosophe, aux heures tristes du soir, quand un feu malingre s\u2019effor\u00e7ait d\u2019\u00e9clairer et de r\u00e9chauffer leur maison. On le tenait en haute estime dans ce village paisible nich\u00e9 au pied des montagnes, entre la Savoie et le Dauphin\u00e9. Tous les maux des Jean\u00e7ois finissaient, invariablement, dans cette pi\u00e8ce aux murs et aux poutres patin\u00e9s par le temps. L\u00e0, entour\u00e9 de fioles, de plantes et de fleurs s\u00e9ch\u00e9es cueillies le jour m\u00eame dans les sous-bois alentours, il recevait ses clients, les \u00e9coutait attentivement et hochait parfois la t\u00eate d\u2019un air grave et entendu. Marguerite \u00e9tait profond\u00e9ment attach\u00e9e \u00e0 cette pi\u00e8ce myst\u00e9rieuse, qui sentait la sauge, la menthe et la verveine, \u00e0 cette maison et, surtout, \u00e0 son p\u00e8re. Depuis la mort de sa m\u00e8re, huit ans plus t\u00f4t, il \u00e9tait sa seule famille et l\u2019une des rares personnes \u00e0 la comprendre.<\/p>\n\n\n\n<p>Car Marguerite \u00e9tait sourde. Sourde et muette.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis toujours, elle remarquait ce que les autres ignoraient : les petites fleurs rouges qui s\u2019\u00e9panouissaient d\u00e9licatement au milieu de la mousse, les traces des chenilles sur le lierre, les empreintes des campagnols sur le tapis des fleurs des champs\u2026 Gr\u00e2ce \u00e0 ces signes discrets, presque impalpables, elle devinait un hiver rude, une moisson abondante ou un \u00e9t\u00e9 trop sec. Elle vivait dans un monde de silence, s\u00e9par\u00e9e des autres par un mur invisible. Mais quand elle pointait du doigt, mimait, se perdait en gestes souvent confus, son p\u00e8re comprenait. Et ils riaient tous les deux. Mais ce jour-l\u00e0, la jeune fille n\u2019avait pas le c\u0153ur \u00e0 rire.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019aube, fid\u00e8le \u00e0 ses habitudes, elle avait fait une longue promenade pour rapporter de nouvelles plantes \u00e0 son p\u00e8re. Elle avait emprunt\u00e9 le mince sentier herbeux qui, longeant de vieilles chaumi\u00e8res abandonn\u00e9es, contournait le village avant de s\u2019enfoncer dans les bois.&nbsp;Ce qu\u2019elle avait vu au c\u0153ur de la for\u00eat l\u2019avait boulevers\u00e9e. Des alouettes gisaient \u00e0 terre, d\u00e9voilant toutes les m\u00eames plaies rouges sur le flanc. Le ch\u00e8vrefeuille, cette plante aventureuse qui ne craignait jamais d\u2019escalader les plus grands ch\u00eanes, rampait au sol, parsem\u00e9 d\u2019\u00e9tranges taches bleu\u00e2tres. De nombreux faons erraient, seuls et d\u00e9sorient\u00e9s, alors m\u00eame que ces b\u00eates, d\u2019un naturel craintif, ne quittaient jamais leur m\u00e8re, qu\u2019ils suivaient partout \u00e0 l\u2019odeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Tandis que la jeune fille avait les yeux fix\u00e9s sur les mains de son p\u00e8re, alignant les fioles avec leur pr\u00e9cision immuable, les images du matin la submerg\u00e8rent, brutales et inqui\u00e9tantes. Et, dans un sursaut, telle la foudre frappant l\u2019arbre, une certitude s\u2019imposa \u00e0 elle : une maladie se r\u00e9pandait parmi les plantes et les animaux de la for\u00eat et s\u2019abattrait bient\u00f4t sur les hommes et le village. Elle devait agir. Vite. Alerter son p\u00e8re, pr\u00e9venir les habitants. Alors que son p\u00e8re \u00e9tait en pleine consultation avec le cordonnier, toujours grincheux, \u00e9grenant la litanie des maux qu\u2019il semblait prendre soin de collectionner, elle quitta discr\u00e8tement la boutique, le c\u0153ur battant.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9glise sonnait quatre heures lorsqu\u2019elle atteignit, un peu essouffl\u00e9e, la place du village. L\u2019agitation y \u00e9tait \u00e0 son comble. Les marchands s\u2019affairaient \u00e0 sortir de leurs r\u00e9serves leurs meilleures pi\u00e8ces pour s\u00e9duire les clients, vantant la finesse d\u2019une \u00e9toffe, la maturit\u00e9 d\u2019une pi\u00e8ce de viande, la solidit\u00e9 d\u2019une enclume. Les passants leur pr\u00eataient une oreille distraite et se contaient les nouvelles du village, des plus banales aux plus excitantes, des plus tragiques aux plus ridicules.<\/p>\n\n\n\n<p>Marguerite gagna prestement l\u2019estrade en bois, au c\u0153ur de la place, pr\u00e8s de la fontaine.Elle frappa cinq coups de son b\u00e2ton noueux. Cinq coups puissants, quoiqu\u2019un peu h\u00e9sitants sur la fin. Lentement, presque machinalement, les villageois se tourn\u00e8rent vers elle. Leurs regards oscillaient entre \u00e9tonnement et r\u00e9probation. Que cette jeune fille, qu\u2019ils croyaient simple d\u2019esprit et qu\u2019on ne croisait gu\u00e8re que dans les bois ou dans la boutique de son p\u00e8re, vienne ainsi troubler l\u2019ordre tranquille du village, les intriguait et les aga\u00e7ait \u00e0 la fois.<br>Seule face \u00e0 la foule, Marguerite fut prise de vertige. Ses mains moites agrippaient son b\u00e2ton, tandis que ses jambes vacillaient. Devant elle, la place se brouillait et les couleurs se m\u00e9langeaient.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour d\u00e9signer un villageois, il lui suffisait, avec son p\u00e8re, d\u2019en esquisser le trait le plus\u00a0marquant : un ventre rond renvoyait imm\u00e9diatement au boucher, un dos vo\u00fbt\u00e9 \u00e9voquait le vieil usurier. Mais comment traduire, par le seul langage du corps, l\u2019id\u00e9e d\u2019une maladie mortelle, d\u2019un fl\u00e9au dont elle avait vu les signes pr\u00e9curseurs ? Elle chercha longuement un visage amical parmi les villageois avant de rep\u00e9rer le jeune apprenti menuisier au sourire discret, \u00e0 qui son p\u00e8re confiait souvent des travaux dans la boutique.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Il inclina l\u00e9g\u00e8rement la t\u00eate et elle se lan\u00e7a.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle se repr\u00e9senta elle-m\u00eame dans les bois, pench\u00e9e sur le sol, notant chaque d\u00e9tail. Puis elle imita les animaux bless\u00e9s et les plantes agonisantes \u2014 un exercice p\u00e9rilleux, m\u00eame pour une observatrice aussi fine qu\u2019elle. Enfin arriva la partie qu\u2019elle voulait la plus saisissante. Elle se fit malade, se tordant, toussant, frissonnant, poussant des r\u00e2les effroyables, encore et encore, pour montrer que le mal toucherait tous les habitants. Mais pour les entendants, habitu\u00e9s \u00e0 l\u2019exactitude des mots, son message demeurait obscur.\u00a0Elle lisait sur les visages l\u2019incompr\u00e9hension, la piti\u00e9, parfois un m\u00e9pris \u00e0 peine dissimul\u00e9. Certains fron\u00e7aient les sourcils, d\u2019autres \u00e9changeaient des regards moqueurs. M\u00eame l\u2019apprenti menuisier paraissait perplexe. Alors qu\u2019elle se laissait envahir par le d\u00e9couragement, elle aper\u00e7ut son p\u00e8re qui raccompagnait le cordonnier, pench\u00e9 sur sa canne, l\u2019air toujours aussi m\u00e9content. Elle se redressa et continua ses mimes, avec une ardeur nouvelle. Son p\u00e8re s\u2019arr\u00eata net. Ses yeux ne quittaient plus les mains de sa fille. Il reconnut aussit\u00f4t ce langage qu\u2019ils partageaient seuls. Il se raidit et devint bl\u00eame. Laissant le cordonnier g\u00e9missant derri\u00e8re lui, il se fraya un chemin jusqu\u2019\u00e0 l\u2019estrade et fit taire d\u2019un geste les murmures, pr\u00eats \u00e0 se transformer en hu\u00e9es. Il balaya la foule du regard, prit une grande inspiration et parla. Marguerite ne percevait que les mouvements de ses l\u00e8vres, la tension contenue dans sa m\u00e2choire, les perles de sueur qui affleuraient sur son front. Il reprit plusieurs fois les gestes de sa fille, les rendit plus clairs, plus fermes. Sous les yeux de Marguerite, droite et immobile \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, les visages des Jean\u00e7ois se transform\u00e8rent : l\u2019indiff\u00e9rence se fissura, s\u2019effa\u00e7ant devant l\u2019inqui\u00e9tude\u00a0; l\u2019inqui\u00e9tude se mua en peur, et la peur se changea en effroi.<\/p>\n\n\n\n<p>Un mot commen\u00e7a \u00e0 se r\u00e9pandre comme une tra\u00een\u00e9e de poudre. Il circula d\u2019abord timidement, sautant de bouche \u00e0 oreille, puis fit le tour de la place et s\u2019insinua dans tous les esprits. Dans une atmosph\u00e8re de plomb, il finit par \u00e9clater. Court. Violent. D\u00e9finitif. La peste.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors la place explosa. Des hommes criaient, d\u2019autres questionnaient son p\u00e8re avec insistance, des femmes serraient leurs enfants contre elles, d\u2019autres se signaient \u00e0 la h\u00e2te. Son p\u00e8re implora le calme. Ses gestes se firent plus lents, presque suppliants. Marguerite comprit qu\u2019il demandait aux villageois de constituer des r\u00e9serves, de rentrer chez\u00a0 eux,\u00a0de s\u2019enfermer et d\u2019attendre. Lorsqu\u2019il eut fini de parler, la foule, comme vid\u00e9e de son \u00e9nergie, abattue et d\u00e9sempar\u00e9e, se dispersa\u00a0; une \u00e0 une, les portes se verrouill\u00e8rent, les volets se repli\u00e8rent et le village se tut.<\/p>\n\n\n\n<p>Les jours suivants, la jeune fille scruta la marche du monde depuis sa fen\u00eatre, tandis que son p\u00e8re classait sans rel\u00e2che ses herbes avec une application m\u00e9thodique, m\u00eame si, parfois, ses gestes se faisaient moins s\u00fbrs.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle voyait s\u2019\u00e9lever des volutes noires de fum\u00e9e au-dessus des carcasses de rats, d\u2019oiseaux et de chiens qui jonchaient peu \u00e0 peu les rues d\u00e9sert\u00e9es par les hommes. Autour d\u2019elles, plantes et fleurs s\u2019\u00e9teignaient, fan\u00e9es et ternes. Quelques b\u00eates d\u00e9charn\u00e9es erraient, le regard vide. Des effluves putrides s\u2019infiltraient par les moindres interstices et l\u2019assaillaient par vagues. Le temps s\u2019\u00e9tirait et ralentissait, les jours se confondant les uns avec les autres. Chaque nuit, la lune s\u2019amincissait, jusqu\u2019\u00e0 dispara\u00eetre au cinqui\u00e8me soir, la laissant seule avec les \u00e9toiles.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis, un matin, elle d\u00e9cela une subtile diff\u00e9rence : le fond de l\u2019air n\u2019\u00e9tait plus gris, mais clair et tranquille, comme si le tumulte violent mais muet qui r\u00e9gnait jusque-l\u00e0 avait cess\u00e9. Le lendemain, quelques \u00e9tourneaux virevoltaient \u00e0 nouveau au-dessus des toits. De jeunes lapereaux bondissaient dans les rues, excit\u00e9s par le soleil qui caressait leur fourrure.\u00a0 Les parfums des violettes et de l\u2019herbe qui repousse parvenaient jusqu\u2019\u00e0 elle, m\u00eal\u00e9s aux senteurs profondes des ch\u00eanes centenaires. Des carcasses subsistaient encore \u00e7\u00e0 et l\u00e0, mais d\u00e9j\u00e0 les fientes des oiseaux et les tr\u00e8fles renaissants commen\u00e7aient \u00e0 les recouvrir.<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait temps pour Marguerite de r\u00e9veiller le village.<\/p>\n\n\n\n<p>Heureuse de retrouver la terre humide et grasse sous ses sabots, elle rejoignit la place du village et toqua aux portes des belles b\u00e2tisses qui la bordaient. Face \u00e0 elle apparurent des visages souvent p\u00e2les qui s&rsquo;\u00e9clairaient en la voyant. Beaucoup esquiss\u00e8rent des gestes maladroits de gratitude, certains lui offrirent des parts de g\u00e2teau encore ti\u00e8des. S\u2019\u00e9loignant de la place o\u00f9 les Jean\u00e7ois, d\u00e9livr\u00e9s, se rassemblaient d\u00e9j\u00e0 par petits groupes,\u00a0 elle se glissa dans les venelles o\u00f9 logeaient les artisans. Elle se rendit d\u2019abord chez l\u2019apprenti menuisier. Elle frappa cinq coups sur la porte. Rien. Pas un souffle, pas la moindre vibration. Elle insista. Toujours rien.<\/p>\n\n\n\n<p>Anxieuse, elle poursuivit son chemin et se h\u00e2ta, martelant les portes de chaque chaumi\u00e8re, obstin\u00e9e, v\u00e9h\u00e9mente. Chaque coup r\u00e9sonnait dans ses mains, rougies et douloureuses.\u00a0Mais les portes restaient closes, paraissant la narguer. Alors que le soleil d\u00e9clinait et s\u2019effa\u00e7ait derri\u00e8re les montagnes, elle parvint, le pas lourd, tout au bout du village, devant une masure solitaire, plus proche de la for\u00eat que du monde des hommes, \u00e0 la chemin\u00e9e tordue et au toit \u00e9ventr\u00e9 par la gr\u00eale du dernier hiver.<\/p>\n\n\n\n<p>La porte entrouverte c\u00e9da sous sa main. Une odeur \u00e2cre et oppressante la saisit aussit\u00f4t. Dans l\u2019unique pi\u00e8ce, un homme gisait au sol, livide, inerte. Il \u00e9tait v\u00eatu d&rsquo;une chaude pelisse sur laquelle s&rsquo;\u00e9taient accroch\u00e9s quelques brins d&rsquo;herbe, et portait des bottes fatigu\u00e9es et fra\u00eechement crott\u00e9es. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de lui, quelques pommes et baies des bois s\u2019\u00e9taient \u00e9chapp\u00e9es d\u2019un sac en toile \u00e9lim\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Marguerite s&rsquo;approcha, tremblante, et distingua dans la p\u00e9nombre, sur son visage fig\u00e9, les marques qu\u2019elle redoutait\u2026<br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"835\" src=\"https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Jamal-Wadoux-1024x835.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-4325\" srcset=\"https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Jamal-Wadoux-1024x835.png 1024w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Jamal-Wadoux-300x245.png 300w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Jamal-Wadoux-768x627.png 768w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Jamal-Wadoux-1536x1253.png 1536w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Jamal-Wadoux-2048x1671.png 2048w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Jamal-Wadoux-331x270.png 331w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Prix de l\u2019AFPEAH \u2013 Niveau Coll\u00e8ge (Jury adultes) est d\u00e9cern\u00e9 \u00e0Jamal Wadoux pour \u201cLe Silence des portes closes\u201dProfesseur r\u00e9f\u00e9rent : Akim OuchenColl\u00e8ge &#8211; Lyc\u00e9e Jules Ferry, Paris 9e Le Silence des portes closes Marguerite \u00e9tait assise sur un banc en bois de ch\u00eane mal \u00e9quarri, au fond de la boutique de son p\u00e8re. Celui-ci \u00e9tait apothicaire, mais aussi herboriste, un peu m\u00e9decin, et m\u00eame philosophe, aux heures tristes du soir, quand un feu malingre s\u2019effor\u00e7ait d\u2019\u00e9clairer et de r\u00e9chauffer&#8230;<\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"btn btn-default\" href=\"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/2026\/06\/12\/prix-de-lafpeah-2026-college\/\">Lire la suite<span class=\"screen-reader-text\"> Lire la suite<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4324,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2,186],"tags":[227,17,49,33,37],"class_list":["post-4323","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles","category-nouvelles-primees","tag-cassandre","tag-concours-de-nouvelles","tag-litterature","tag-mythologie","tag-prix-de-lafpeah"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4323","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4323"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4323\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4326,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4323\/revisions\/4326"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4324"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4323"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4323"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4323"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}