{"id":3707,"date":"2025-06-11T18:07:38","date_gmt":"2025-06-11T16:07:38","guid":{"rendered":"https:\/\/afpeah.fr\/?p=3707"},"modified":"2025-06-11T18:07:39","modified_gmt":"2025-06-11T16:07:39","slug":"prix-de-lafpeah-2025-niveau-lycee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/2025\/06\/11\/prix-de-lafpeah-2025-niveau-lycee\/","title":{"rendered":"Prix de l\u2019AFPEAH 2025 (Niveau Lyc\u00e9e)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-large-font-size\">\u00ab&nbsp;Illusions envol\u00e9es&nbsp;\u00bb<br>Une nouvelle de Martin Descl\u00e8ves<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Souvent, je me suis couch\u00e9 tard. En vacances, alors que le temps s\u2019offre \u00e0 nous sans contrainte, il m\u2019est arriv\u00e9 de prolonger mes lectures jusqu\u2019\u00e0 une heure fort avanc\u00e9e. Heure o\u00f9 le silence n\u2019est troubl\u00e9 que par les craquements du parquet, le hululement de la chouette et l\u2019horloge du couloir. Heure propice aux chim\u00e8res, o\u00f9 l\u2019esprit, \u00e0 cheval entre la nuit et le jour, la veille et le lendemain, est dans cet \u00e9tat de demi-conscience si profitable \u00e0 l\u2019imagination. Heure enfin o\u00f9 projets secrets, d\u00e9sirs cach\u00e9s et ambitions refoul\u00e9es reprennent leurs droits sur nous&nbsp;; cessent de nous hanter pour nous habiter. Nous appara\u00eet alors en songe la destin\u00e9e grandiose que nos v\u0153ux appellent, semblable \u00e0 celle des po\u00e8tes dont le nom se refuse \u00e0 dispara\u00eetre. Aspiration sublime ou folie des grandeurs, nul ne saurait le dire. Cependant leur influence sur une jeune existence est certaine. Tel fut mon cas. J\u2019en pris conscience un de ces soirs o\u00f9 mon livre et le sommeil se livraient leur bataille quotidienne. Le second l\u2019emporta donc sur le premier. Je m\u2019assoupis. L\u2019oreiller sur lequel reposait ma t\u00eate n\u2019\u00e9tait pas de plume mais de papier. Ce fut s\u00fbrement celui-ci qui donna \u00e0 mon r\u00eave cette \u00e9trange coloration. Proph\u00e9tique, pr\u00e9monitoire, symbolique ou simplement po\u00e9tique, je laisse au lecteur le soin d\u2019en juger.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; \u00c0 peine venais-je de rendre les armes, que ces curieuses images, qui ne sont pas encore les r\u00eaves mais les pr\u00e9c\u00e8dent, m\u2019assaillirent. Les reliques du jour achev\u00e9 d\u00e9filaient sous mes paupi\u00e8res dans un cort\u00e8ge color\u00e9. Leur succ\u00e9da un assemblage de visions incoh\u00e9rentes qui m\u2019apparurent lointaines et floues. Puis, comme si ma conscience se focalisait, elles se pr\u00e9cis\u00e8rent et gagn\u00e8rent en nettet\u00e9. Ces visons t\u00e9moignaient d\u2019une \u00e9tonnante hybridation entre d\u00e9sirs et souvenirs. Excursions et promenades se m\u00ealaient&nbsp; \u00e0 cette soif d\u2019absolu qui dirigeait mes lectures et peuplait mes nuits de visions fantastiques. Plus l\u2019image se pr\u00e9cisait plus je croyais m\u2019apercevoir, en mouvement, sur une petite route, le long d\u2019une rivi\u00e8re. Par un de ces subterfuges propres aux r\u00eaves, mon esprit semblait s\u2019\u00eatre scind\u00e9 de mon corps. Et par un inexplicable d\u00e9doublement, l\u2019un contemplait l\u2019autre. Je pus me voir, juch\u00e9 sur un v\u00e9lo. Je p\u00e9dalais, suivant les m\u00e9andres d\u2019un cours d\u2019eau capricieux. Le soleil, pas encore lev\u00e9, pointait seulement \u00e0 l\u2019horizon. Je roulais en direction de l\u2019aurore et de ses rayons naissants qui jetaient, sur la route, une faible lueur. Celle-ci serpentait au gr\u00e9 de la rivi\u00e8re, au creux d\u2019une vall\u00e9e encaiss\u00e9e. \u00c0 ma droite et \u00e0 ma gauche se dressaient, immenses et nues, deux falaises. Par leur taille consid\u00e9rable elles masqu\u00e8rent bient\u00f4t \u00e0 ma vue la clart\u00e9 grandissante du soleil levant. Priv\u00e9 de sa douce chaleur, je pouvais cependant imaginer sa pr\u00e9sence gr\u00e2ce aux teintes ros\u00e9es que rev\u00eatait le ciel. Ciel sous lequel je p\u00e9dalais inlassablement. D\u2019abord sans but, conscient, puis au fil des kilom\u00e8tres avec la volont\u00e9 de quitter cette vall\u00e9e \u00e9touffante et glaciale. \u00c0 v\u00e9lo, les pens\u00e9es tournant au rythme des p\u00e9dales, cette envie de m\u2019\u00e9lever au-dessus de ce d\u00e9dale rocheux devint vite une obsession. Cette seule perspective motivait la cadence infernale et ent\u00eatante que j\u2019imposais \u00e0 mon v\u00e9lo. Mais la vall\u00e9e prit des allures de nasse, pas une route ne faisait mine de la quitter. La mienne semblait condamn\u00e9e \u00e0 y rester prisonni\u00e8re. Voulant me saisir de ma gourde, quelle ne fut pas ma surprise de sentir entre mes doigts le cuir d\u2019une reliure. Ce que je tenais dans la main n\u2019\u00e9tait pas une bouteille mais bel et bien un livre. Je ne parus pas surpris outre mesure par ce ph\u00e9nom\u00e8ne qui dans le monde fantastique des r\u00eaves est monnaie courante. Je fis donc ce que j\u2019eusse fait avec le contenu de la gourde, je l\u2019avalai. Je sentis le volume se dissoudre en mon corps et lentement, comme une infusion dans l\u2019eau bouillante, sa saveur se r\u00e9pandre dans tout mon \u00eatre, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle ne f\u00fbt plus qu\u2019une partie de moi-m\u00eame. Ce fut \u00e0 cet instant pr\u00e9cis que ma route bifurqua. Un pont s\u2019\u00e9levait au dessus de la rivi\u00e8re&nbsp;! Je le traversai, en vainqueur. La rivi\u00e8re prenait pour moi des airs d\u2019Ach\u00e9ron. Je venais de quitter le monde des morts ou plut\u00f4t des mortels avec en moi l\u2019espoir de gagner celui o\u00f9 le soleil brille sans partage et sans obstacle, le monde imp\u00e9rissable des po\u00e8tes. Car en effet, par une curieuse fusion, mon esprit avait assimil\u00e9 au soleil cette id\u00e9e de noblesse, de grandeur, de prestige dont je parais les po\u00e8tes. Po\u00e8tes que j\u2019avais \u00e9lev\u00e9s au rang d\u2019id\u00e9al. Id\u00e9al qu\u2019\u00e0 travers le soleil je poursuivais donc. Ces r\u00eaves de grandeur se r\u00e9veillaient en moi. \u00c0 l\u2019effort physique s\u2019\u00e9tait ajout\u00e9 un bouillonnement int\u00e9rieur, confus. Ambitions litt\u00e9raires et exploits sportifs s\u2019\u00e9taient unifi\u00e9s dans un m\u00eame but, gagner les hauteurs. Cela me fut permis par un affaissement g\u00e9ologique de la falaise qui laissa place \u00e0 la route. J\u2019\u00e9voluais donc dans cette anfractuosit\u00e9 rocheuse sous le couvert de la v\u00e9g\u00e9tation touffue qui couvre le pied des montagnes, sur une route \u00e9troite et pentue. Je montais dans cette for\u00eat qui m\u2019apparut bient\u00f4t sans fin. Alors qu\u2019avec le jour, la chaleur commen\u00e7ait \u00e0 monter, les arbres loin de pr\u00e9server une certaine fra\u00eecheur, remplissaient la fonction d\u2019\u00e9tuve. Je p\u00e2tissais de la duret\u00e9 du soleil sans b\u00e9n\u00e9ficier des bienfaits qu\u2019il dispense. Minute de lucidit\u00e9 dont on jouit parfois en dormant, je compris que tous ces d\u00e9sagr\u00e9ments li\u00e9s \u00e0 l\u2019effort \u00e9taient la traduction onirique des tortures de mon esprit dans sa qu\u00eate effr\u00e9n\u00e9e de reconnaissance, de distinctions et d\u2019honneurs. En moi se d\u00e9veloppait cette sensibilit\u00e9 tant recherch\u00e9e mais mon incapacit\u00e9 \u00e0 l\u2019exprimer m\u2019\u00e9tait extr\u00eamement douloureuse. C\u2019est pourquoi je souffrais tant de ce soleil dont on ne pouvait contempler la face. Monter et encore monter, l\u2019obsession prenait petit \u00e0 petit des couleurs de monomanie. Je p\u00e9dalais sans rel\u00e2che, exalt\u00e9 par la flamme de l\u2019ambition qui me d\u00e9vorait, me consumait tout entier. J\u2019alimentais ce feu int\u00e9rieur en ingurgitant toujours plus de livres. Ce sont eux qui constituaient mon unique carburant. Par leur assimilation je me rapprochais toujours plus de ces hauteurs \u00e9th\u00e9r\u00e9es auxquelles j\u2019aspirais. Parvenu \u00e0 une certaine altitude, la v\u00e9g\u00e9tation se fit plus rare et finit m\u00eame par totalement dispara\u00eetre. J\u2019\u00e9tais dans l\u2019un de ces endroits maintenus perp\u00e9tuellement \u00e0 l\u2019ombre par les sommets environnants. Ces cimes innombrables, d\u2019une puret\u00e9 marmor\u00e9enne, formaient une muraille infranchissable entre le soleil et moi. Sur chacune d\u2019entre elles je vis comme sculpt\u00e9 dans la roche, \u00e0 la mani\u00e8re du mont Rushmore, les figures de tous ces auteurs illustres dont j\u2019aspirais \u00e0 devenir l\u2019\u00e9gal. Leur hauteur me masquait le soleil. Je compris que si moi aussi je voulais atteindre ma part de gloire, je devrais m\u2019\u00e9lever au-dessus de ceux que j\u2019appelais d\u00e9j\u00e0 famili\u00e8rement mes semblables. Cependant pour acc\u00e9der jusqu\u2019\u00e0 eux, point de chemin trac\u00e9. La route s\u2019arr\u00eatait l\u00e0. Je laissai donc mon v\u00e9lo pour chercher un moyen d\u2019aller encore plus haut. Je compris vite qu\u2019il me serait impossible de gagner les sommets \u00e0 pied. Pour cela qu\u2019une seule voie, les airs&nbsp;! Je me saisis donc des livres, seuls liens entre les neiges \u00e9ternelles et moi. Je les effeuillai rageusement et confectionnai avec ces pages, t\u00e9moins de si\u00e8cles de litt\u00e9rature, les ailes de mon succ\u00e8s. Une fois ma besogne achev\u00e9e, je me ceignis de ces ailes et tel l\u2019albatros je pris mon envol. Apr\u00e8s une course de quelques m\u00e8tres, je m\u2019arrachai \u00e0 la terre et d\u00e9crivant lentement de grands cercles je gagnai petit \u00e0 petit le ciel. Enfin, j\u2019allais voir mes d\u00e9sirs accomplis, mes ambitions r\u00e9alis\u00e9es. Enfin, j\u2019allais voir le soleil, la v\u00e9rit\u00e9, la r\u00e9alit\u00e9, sans voile, face \u00e0 face. Et je montai, montai, montai\u2026 Soudain je d\u00e9passai la ligne de cr\u00eate qui me dissimulait jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent l\u2019astre, objet de ma qu\u00eate. Je fus alors baign\u00e9 dans une pure lumi\u00e8re. Mes yeux ayant \u00e9t\u00e9 trop longtemps priv\u00e9s de cette vue, je ne pus dans un premier temps rien distinguer. Puis, lorsque je me risquai \u00e0 soulever mes paupi\u00e8res br\u00fblantes, je le vis, seul, dans toute la majest\u00e9 de sa gloire, dans toute la splendeur de son r\u00e8gne. Celui que j\u2019avais poursuivi sans rel\u00e2che s\u2019offrait \u00e0 moi. Mais devant une telle clart\u00e9, il faut \u00eatre bien fort pour garder les yeux ouverts. Or il m\u2019apparut bien vite que j\u2019avais surestim\u00e9 mes forces. Sous ces rayons br\u00fblants se mirent alors \u00e0 fondre mes illusions et avec elles, mes ailes, dont elles \u00e9taient l\u2019unique ciment. J\u2019avais cru, dans la folie de l\u2019hybris, dans toute la fougue de ma jeunesse, pouvoir contempler, impassible, comme ces visages immortels au-dessus desquels je m\u2019\u00e9tais \u00e9lev\u00e9, la r\u00e9alit\u00e9. Je compris toute la vanit\u00e9 de mon entreprise et pour fuir la vision de cette v\u00e9rit\u00e9 qui, je le sentais, me d\u00e9truisait, je pris, honteux, la fuite avec les lambeaux d\u2019ailes qu\u2019il me restait. La descente fut \u00f4 combien plus prompte que la mont\u00e9e. Ma chute, ralentie par les derniers feuillets, s\u2019acheva dans la rivi\u00e8re. Ce bain forc\u00e9 m\u2019ayant clarifi\u00e9 les id\u00e9es, je pris le chemin du retour le c\u0153ur vide de toutes ces illusions perdues, navire sans m\u00e2t ni boussole. Grelottant, je remontai \u00e0 pied cette vall\u00e9e, qu\u2019il me fallait d\u00e9sormais renoncer \u00e0 quitter, pour \u00eatre \u00e0 jamais son prisonnier. Nul ne peut s\u2019extraire impun\u00e9ment de ce labyrinthe qu\u2019est la vie humaine pour aller au-del\u00e0 de la cl\u00f4ture qui d\u00e9limite notre existence. Cl\u00f4ture qui nous retient ou rempart qui nous prot\u00e8ge&nbsp;? Son r\u00f4le est s\u00fbrement double.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00a0 \u00a0 Alors que je m\u2019abandonnais \u00e0 la m\u00e9ditation de cette question, les rayons du matin s\u2019insinuant \u00e0 travers les interstices des volets vinrent me tirer de ma torpeur. Dans ce court laps de temps qui suit le r\u00e9veil, o\u00f9 nous nous effor\u00e7ons de faire la part du r\u00eave et du r\u00e9el,\u00a0j\u2019\u00e9crivis les bribes de souvenirs qui me revenaient en foule. Puis quand ma m\u00e9moire se fut tarie, je quittais ce monde des r\u00eaves pour vaquer \u00e0 ces occupations qui meublent si bien les longues journ\u00e9es d\u2019\u00e9t\u00e9. Mais lorsque avec le soir, arrive une certaine m\u00e9lancolie devant le jour qui finit de mourir, les chim\u00e8res qui avaient hant\u00e9 ma nuit revinrent avec plus de vigueur. Mes doigts, errant inconsciemment, retrouv\u00e8rent ce petit carr\u00e9 de papier o\u00f9 \u00e9taient inscrites p\u00eale-m\u00eale mes visions nocturnes. Je me laissai aller au d\u00e9sespoir du captif, en contemplant le soleil et sa tra\u00eene orang\u00e9e achever leur course au bout de la vall\u00e9e, condamnant le jour \u00e0 p\u00e9rir dans l\u2019obscurit\u00e9, comme tous les siens avant lui. Mais alors que j\u2019allais tourner le dos, se d\u00e9tach\u00e8rent claires, pures, limpides, dans le silence du soir, les notes cristallines s\u2019\u00e9chappant du clocher. Elles mont\u00e8rent lentement, portant sur leurs ailes l\u00e9g\u00e8res tout l\u2019espoir des hommes. Je compris alors que ma place \u00e9tait dans la vall\u00e9e, tandis que, l\u00e0-haut, dans leur \u00e9ternit\u00e9 immobile, phares dans l\u2019obscurit\u00e9, les po\u00e8tes, par leurs \u00e9crits, rendent t\u00e9moignages \u00e0 ce soleil que nous ne pouvons contempler.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">_____________<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Professeur r\u00e9f\u00e9rent : Alice Neuburger<br>\u00c9tablissement : Lyc\u00e9e Descartes, Tours<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"858\" src=\"https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Prix-de-lafpeah-Icare-2025-1024x858.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3719\" srcset=\"https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Prix-de-lafpeah-Icare-2025-1024x858.png 1024w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Prix-de-lafpeah-Icare-2025-300x251.png 300w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Prix-de-lafpeah-Icare-2025-768x644.png 768w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Prix-de-lafpeah-Icare-2025-1536x1287.png 1536w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Prix-de-lafpeah-Icare-2025-322x270.png 322w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Prix-de-lafpeah-Icare-2025.png 1940w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Illusions envol\u00e9es&nbsp;\u00bbUne nouvelle de Martin Descl\u00e8ves &nbsp;Souvent, je me suis couch\u00e9 tard. En vacances, alors que le temps s\u2019offre \u00e0 nous sans contrainte, il m\u2019est arriv\u00e9 de prolonger mes lectures jusqu\u2019\u00e0 une heure fort avanc\u00e9e. Heure o\u00f9 le silence n\u2019est troubl\u00e9 que par les craquements du parquet, le hululement de la chouette et l\u2019horloge du couloir. Heure propice aux chim\u00e8res, o\u00f9 l\u2019esprit, \u00e0 cheval entre la nuit et le jour, la veille et le lendemain, est dans cet \u00e9tat de&#8230;<\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"btn btn-default\" href=\"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/2025\/06\/11\/prix-de-lafpeah-2025-niveau-lycee\/\">Lire la suite<span class=\"screen-reader-text\"> Lire la suite<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3709,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"[]"},"categories":[2,186],"tags":[16,17,225,49,33,37,38],"class_list":["post-3707","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles","category-nouvelles-primees","tag-concours","tag-concours-de-nouvelles","tag-icare","tag-litterature","tag-mythologie","tag-prix-de-lafpeah","tag-prix-litteraire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3707","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3707"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3707\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3774,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3707\/revisions\/3774"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3709"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3707"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3707"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3707"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}