{"id":3533,"date":"2024-12-12T17:27:14","date_gmt":"2024-12-12T16:27:14","guid":{"rendered":"https:\/\/afpeah.fr\/?p=3533"},"modified":"2025-07-15T21:00:23","modified_gmt":"2025-07-15T19:00:23","slug":"un-homme-quon-noublie-pas-stefan-zweig","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/2024\/12\/12\/un-homme-quon-noublie-pas-stefan-zweig\/","title":{"rendered":""},"content":{"rendered":"\n<p><br>   Il serait ingrat de ma part d&rsquo;oublier l&rsquo;homme qui m&rsquo;a enseign\u00e9 deux des choses les plus difficiles de l&rsquo;existence&nbsp;: d&rsquo;abord choisir de ne pas se soumettre \u00e0 la plus grande puissance en ce monde, celle de l&rsquo;argent, ensuite vivre au milieu de ses semblables sans se faire jamais le moindre ennemi.<\/p>\n\n\n\n<p>   C&rsquo;est d&rsquo;une fa\u00e7on toute simple que je fis la connaissance de cet \u00eatre singulier. Un apr\u00e8s-midi \u2013 j&rsquo;habitais alors une petite ville \u2013 j&#8217;emmenai mon \u00e9pagneul en promenade. Subitement le chien se comporta de mani\u00e8re fort&nbsp; \u00e9trange. Il se roulait sur le sol, se frottait aux arbres, et ne cessait de pleurer et de gronder.<br>&nbsp;&nbsp; Intrigu\u00e9, j&rsquo;\u00e9tais encore en train de me demander ce qu&rsquo;il pouvait bien avoir, lorsque je m&rsquo;aper\u00e7us que quelqu&rsquo;un marchait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi \u2013 un homme d&rsquo;une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es, v\u00eatu pauvrement, sans col ni chapeau. Un mendiant, pensai-je, et d\u00e9j\u00e0 je mettais la main \u00e0 la poche. Mais l&rsquo;\u00e9tranger me sourit avec douceur de ses yeux bleus limpides, comme si j&rsquo;\u00e9tais une vieille connaissance.<br>   \u00ab&nbsp;Cette pauvre b\u00eate a mal, dit-il en montrant le chien. Viens, nous allons voir \u00e7a.&nbsp;\u00bb<br>Il me tutoyait, en vieil ami&nbsp;; de sa personne \u00e9manait une telle bienveillance, une telle cordialit\u00e9 que je ne pris nullement ombrage de sa familiarit\u00e9. Je le suivis et m\u2019assis sur un banc \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui. Il siffla \u00e9nergiquement mon chien.<br>&nbsp;&nbsp; Et voici le plus curieux&nbsp;: mon Kaspar, d&rsquo;ordinaire m\u00e9fiant envers les \u00e9trangers, s&rsquo;approcha et, docile, posa sa t\u00eate sur les genoux de l&rsquo;inconnu.<\/p>\n\n\n\n<p>   Celui-ci, de ses longs doigts sensibles, commen\u00e7a \u00e0 explorer le pelage de l&rsquo;animal. Enfin il poussa un \u00ab&nbsp;ah&nbsp;\u00bb de satisfaction et entreprit une op\u00e9ration apparemment tr\u00e8s douloureuse car Kaspar g\u00e9mit \u00e0 plusieurs reprises. Malgr\u00e9 tout il ne songeait pas \u00e0 s&rsquo;enfuir.&nbsp; Soudain l&rsquo;homme le lib\u00e9ra.<br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab&nbsp;On l&rsquo;a eu, d\u00e9clara-t-il en riant et il tenait quelque chose en l&rsquo;air dans sa main. Et maintenant, mon brave toutou, tu peux te remettre \u00e0 gambader.&nbsp;\u00bb Tandis que le chien d\u00e9campait, l&rsquo;\u00e9tranger se leva, me salua en inclinant la t\u00eate et alla son chemin. Il s&rsquo;\u00e9loigna si vite que je n&rsquo;eus m\u00eame pas le loisir de penser \u00e0 le r\u00e9compenser pour sa peine, ni \u00e0 plus forte raison de le remercier. Il disparut aussi naturellement qu&rsquo;il \u00e9tait apparu.<\/p>\n\n\n\n<p>   Arriv\u00e9 \u00e0 la maison, je ne pouvais m&#8217;emp\u00eacher de m\u00e9diter encore sur le comportement bizarre de cet homme et je relatai cette rencontre \u00e0 ma vieille cuisini\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;C&rsquo;est Anton, dit-elle. Il a le coup d&rsquo;oeil pour ce genre de choses.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Je lui demandai de quelle fa\u00e7on il gagnait sa vie, quel \u00e9tait son m\u00e9tier.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme si elle trouvait ma question particuli\u00e8rement saugrenue, elle r\u00e9pondit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Un m\u00e9tier&nbsp;? \u00c0 quoi lui servirait un m\u00e9tier&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Voici qui est bel et bon, r\u00e9pliquai-je, mais enfin, pour vivre, chacun doit bien avoir une occupation&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Pas Anton, dit-elle. Les gens lui donnent d\u2019eux-m\u00eames ce qui lui est n\u00e9cessaire. Il se moque pas mal de l&rsquo;argent. Il n&rsquo;en a pas besoin.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>   Un cas \u00e9trange en v\u00e9rit\u00e9. Dans cette petite ville, ainsi que dans toutes les autres petites villes de la terre, il fallait de l&rsquo;argent pour payer le moindre morceau de pain et le moindre verre de bi\u00e8re. Il fallait payer son logis et ses v\u00eatements. Comment cet homme effac\u00e9 avec ses pantalons d\u00e9chir\u00e9s arrivait-il \u00e0 tourner une loi si bien \u00e9tablie et \u00e0 couler des jours heureux sans aucun souci&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>   Je pris la r\u00e9solution de percer le secret de sa conduite et j&rsquo;en vins tr\u00e8s vite \u00e0 constater que ma cuisini\u00e8re avait raison. &nbsp;Cet Anton ne se livrait effectivement \u00e0 nulle activit\u00e9 bien d\u00e9finie. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>   Il se contentait de fl\u00e2ner \u00e0 travers la ville du matin jusqu&rsquo;au soir \u2013 apparemment sans but &nbsp;\u2013 mais ses yeux vigilants ne laissaient rien passer. Ainsi il arr\u00eatait le cocher d&rsquo;une voiture en lui signalant que son cheval \u00e9tait mal harnach\u00e9. Ou il remarquait que le piquet d&rsquo;une cl\u00f4ture \u00e9tait vermoulu.&nbsp; Il appelait alors le propri\u00e9taire et lui recommandait de faire r\u00e9parer sa cl\u00f4ture. La plupart du temps on le chargeait de cette t\u00e2che, car on savait que ce n&rsquo;\u00e9tait jamais l\u2019app\u00e2t du gain qui l&rsquo;incitait \u00e0 prodiguer ses conseils mais une sinc\u00e8re bienveillance.<br>&nbsp;&nbsp; Pour combien de gens ne l\u2019ai-je pas vu se mettre \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre&nbsp;? Il m&rsquo;arriva de le trouver en train de ressemeler des souliers dans la boutique d&rsquo;un cordonnier, une autre fois il aidait \u00e0 servir lors d&rsquo;une soir\u00e9e, une autre fois encore il emmenait des enfants en promenade. Et je d\u00e9couvris que tous les gens s&rsquo;adressaient \u00e0 Anton en cas de besoin. Un jour je le vis m\u00eame au march\u00e9 qui vendait des pommes, assis au milieu des femmes de la halle, et j&rsquo;appris que celle \u00e0 qui appartenait l\u2019\u00e9ventaire \u00e9tait en couches et l\u2019avait pri\u00e9 de la remplacer.<br>   Il existe certainement dans toutes les villes beaucoup de gens qui accomplissent n&rsquo;importe quelle sorte de travail. Ce qu&rsquo;il y avait de particulier chez Anton c&rsquo;\u00e9tait que, si dure f\u00fbt la besogne, il refusait toujours r\u00e9solument de recevoir une somme d&rsquo;argent sup\u00e9rieure \u00e0 ses besoins quotidiens. Et lorsque d&rsquo;aventure il avait tout ce qu\u2019il lui fallait, il ne voulait pas de r\u00e9tribution.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Il sera toujours temps, disait-il, si je devais vraiment manquer de quelque chose.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019eus vite fait de comprendre que ce curieux petit homme serviable et d\u00e9guenill\u00e9 comme il \u00e9tait, avait invent\u00e9 \u00e0 son propre usage un syst\u00e8me \u00e9conomique enti\u00e8rement nouveau. Il misait sur l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9 de ses semblables. Au lieu de d\u00e9poser de l&rsquo;argent \u00e0 la caisse d&rsquo;\u00e9pargne, il pr\u00e9f\u00e9rait se procurer aupr\u00e8s de son entourage un avoir en obligations morales. Il disposait d&rsquo;une petite fortune r\u00e9partie dans des cr\u00e9dits pour ainsi dire invisibles. Il n&rsquo;\u00e9tait pas possible, m\u00eame au c\u0153ur le plus endurci, de se soustraire \u00e0 un sentiment de dette \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de quelqu&rsquo;un qui accordait ses services comme une marque d&rsquo;amiti\u00e9 et de faveur sans jamais r\u00e9clamer aucune r\u00e9mun\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p>Il suffisait de voir Anton dans la rue pour se rendre compte de l&rsquo;estime particuli\u00e8re qu&rsquo;on lui portait. Tout le monde le saluait cordialement, chacun lui tendait la main. Cet \u00eatre simple et sinc\u00e8re dans ses v\u00eatements \u00e9limin\u00e9s parcourait la ville de l&rsquo;air affable et d\u00e9bonnaire d&rsquo;un propri\u00e9taire foncier qui surveille son bien. Toutes les portes lui \u00e9taient ouvertes et il pouvait prendre place \u00e0 n&rsquo;importe quelle table, on n&rsquo;avait rien \u00e0 lui refuser. Jamais je n&rsquo;ai si bien compris la force que peut exercer un homme qui ne se soucie pas du lendemain mais se contente d&rsquo;avoir confiance en Dieu.<br>&nbsp;&nbsp; Je dois honn\u00eatement reconna\u00eetre que cela me vexa au d\u00e9but lorsque Anton, apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9pisode avec mon chien, me gratifia simplement d&rsquo;un l\u00e9ger signe de t\u00eate, en passant \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi, comme si pour lui j&rsquo;\u00e9tais un quelconque \u00e9tranger. De toute \u00e9vidence, il ne souhaitait aucun remerciement pour son petit service. Je me sentis, \u00e0 cause de cette politesse neutre, exclu de la grande communaut\u00e9 de ses amis. Et lorsqu&rsquo;il y eut une r\u00e9paration \u00e0 faire dans la maison \u2013 une goutti\u00e8re non \u00e9tanche laissait passer de l&rsquo;eau \u2013 j&rsquo;engageai ma cuisini\u00e8re \u00e0 faire venir Anton.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Il n&rsquo;est pas de ceux qu&rsquo;on peut aller chercher comme \u00e7a. Il ne se tient jamais longtemps au m\u00eame endroit, mais je peux lui envoyer un message.&nbsp;\u00bb Telle fut sa r\u00e9ponse.<br>&nbsp;&nbsp; C&rsquo;est ainsi que j&rsquo;appris que ce curieux personnage ne poss\u00e9dait pas de domicile. Pourtant rien n&rsquo;\u00e9tait plus facile que de le joindre, une sorte de t\u00e9l\u00e9graphie sans fil semblait le relier \u00e0 la ville enti\u00e8re. On pouvait dire au premier venu qu&rsquo;on rencontrait&nbsp;: \u00ab&nbsp;J&rsquo;aurais bien besoin d&rsquo;Anton maintenant.&nbsp;\u00bb Le message courait alors de bouche en bouche jusqu&rsquo;\u00e0 ce que quelqu&rsquo;un tombe sur lui. Effectivement il se rendit chez moi l&rsquo;apr\u00e8s-midi m\u00eame. Il examina tout autour de lui, d\u00e9clara en traversant le jardin qu&rsquo;ici une haie devait \u00eatre taill\u00e9e, que l\u00e0 un jeune arbre avait besoin d&rsquo;\u00eatre transplant\u00e9. Il observa enfin la goutti\u00e8re et se mit au travail.<br><br>Deux heures plus tard, il annon\u00e7a que l&rsquo;affaire \u00e9tait r\u00e9gl\u00e9e et partit de nouveau avant que j&rsquo;aie pu le remercier. Cette fois, cependant, j&rsquo;avais au moins charg\u00e9 ma cuisini\u00e8re de le payer convenablement. Je lui demandai donc si Anton avait \u00e9t\u00e9 satisfait.<br>\u00ab&nbsp;Bien s\u00fbr, r\u00e9pondit-elle, Anton est toujours satisfait. Je voulais lui donner six schillings mais il n&rsquo;en a pris que deux. Cela lui suffisait largement pour aujourd&rsquo;hui et pour demain. En revanche, si par hasard Monsieur avait un vieux manteau en trop pour lui, a-t-il dit.&nbsp;\u00bb<br>&nbsp;&nbsp; Il m&rsquo;est difficile d&rsquo;exprimer la joie que j\u2019\u00e9prouvai \u00e0 pouvoir exaucer le v\u0153u de cet homme \u2013 au demeurant la premi\u00e8re personne parmi mes connaissances qui accept\u00e2t moins que ce qu&rsquo;on lui offrait. Je courus apr\u00e8s lui.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Anton, Anton, criai-je, en d\u00e9valant la c\u00f4te, j&rsquo;ai ce qu&rsquo;il te faut&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>   Une nouvelle fois je croisai son regard paisible et lumineux. Il n&rsquo;\u00e9tait nullement \u00e9tonn\u00e9 que je l&rsquo;aie suivi. Il trouvait parfaitement naturel que l&rsquo;on c\u00e8de un manteau superflu \u00e0 quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre qui en avait vraiment besoin. Ma cuisini\u00e8re tria toutes mes vieilles affaires. Anton inspecta le tas, en retira un manteau, l&rsquo;essaya et dit tranquillement&nbsp;: \u00ab&nbsp;Celui-l\u00e0 me convient \u00e0 merveille&nbsp;!&nbsp;\u00bb Il avait prononc\u00e9 ces mots avec l\u2019aisance d&rsquo;un monsieur qui fait son choix dans un magasin parmi la marchandise \u00e9tal\u00e9e. Ensuite il jeta un coup d&rsquo;\u0153il sur les autres v\u00eatements.<br>\u00ab&nbsp;Ces chaussures, tu pourrais les offrir au Fritz de la Salsergasse, il lui en faut absolument une paire. Et ces chemises-l\u00e0, au Joseph de la grand rue, il pourra les reprendre. Si tu es d&rsquo;accord, je les leur apporterai de ta part.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;exprimait du ton magnanime de celui qui gratifie spontan\u00e9ment quelqu&rsquo;un d&rsquo;une faveur. J\u2019eus le sentiment que je devais le remercier de distribuer mes affaires \u00e0 des gens que je ne connaissais ni d\u2019Eve ni d&rsquo;Adam. Il emballa ensemble souliers et chemises et ajouta&nbsp;: \u00ab&nbsp;Tu es vraiment un chic type de donner tout cela&nbsp;!&nbsp;\u00bb<br>Et il disparut.<\/p>\n\n\n\n<p>En v\u00e9rit\u00e9, aucune critique \u00e9logieuse d&rsquo;un de mes livres ne m&rsquo;a procur\u00e9 autant de joie que ce modeste compliment. Au cours des ann\u00e9es suivantes, j\u2019ai souvent pens\u00e9 \u00e0 Anton avec reconnaissance, car peu d\u2019\u00eatres m\u2019ont autant aid\u00e9 moralement. Bien des fois, quand j&rsquo;\u00e9tais contrari\u00e9 par de petits soucis p\u00e9cuniaires, je me suis rappel\u00e9 cet homme qui vivait au jour le jour, calme et serein, car en aucun cas il ne d\u00e9sirait plus que ce qui lui \u00e9tait suffisant pour une journ\u00e9e. Cela me ramenait invariablement \u00e0 la m\u00eame consid\u00e9ration&nbsp;: si les gens se faisaient mutuellement confiance, nous n&rsquo;aurions besoin ni de police, ni de tribunaux\u2026 ni m\u00eame d&rsquo;argent. Notre vie \u00e9conomique complexe ne se trouverait-elle pas simplifi\u00e9e si tout le monde se comportait comme cet individu qui se consacrait corps et \u00e2me \u00e0 ses activit\u00e9s et qui pourtant n&rsquo;acceptait que ce qui lui \u00e9tait strictement n\u00e9cessaire&nbsp;?<br>&nbsp;&nbsp; Il y a des ann\u00e9es que je n&rsquo;ai plus entendu parler d&rsquo;Anton. Mais j&rsquo;ai du mal \u00e0 imaginer quelqu&rsquo;un pour qui on ait moins \u00e0 s&rsquo;inqui\u00e9ter. Jamais Dieu ne l&rsquo;abandonnera et, ce qui est beaucoup plus rare, jamais il ne sera abandonn\u00e9 des hommes.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-medium-font-size\"><strong>STEFAN ZWEIG, \u00ab&nbsp;Un Homme qu\u2019on n\u2019oublie pas&nbsp;\u00bb<\/strong><br>[1948 (publication posthume)]<br><br>ill. : d\u2019apr\u00e8s @rawpixel.com <br>Photo de Stefan Zweig (domaine public)<strong><br><\/strong><br>_____________________________<br><br>Nous vous invitons \u00e0 d\u00e9couvrir cette nouvelle sur la cha\u00eene YouTube de l\u2019association. <br>Elle est lue par <strong>Annabelle Presa.<\/strong><br><br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"&quot;Un Homme qu&#039;on n&#039;oublie pas&quot;, Stefan Zweig\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/tlW5FEGkJwI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"68\" src=\"https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Capture-decran-2024-12-23-a-18.03.42-1024x68.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3552\" srcset=\"https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Capture-decran-2024-12-23-a-18.03.42-1024x68.png 1024w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Capture-decran-2024-12-23-a-18.03.42-300x20.png 300w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Capture-decran-2024-12-23-a-18.03.42-768x51.png 768w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Capture-decran-2024-12-23-a-18.03.42-1536x102.png 1536w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Capture-decran-2024-12-23-a-18.03.42-2048x135.png 2048w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Capture-decran-2024-12-23-a-18.03.42-604x40.png 604w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Notre cha\u00eene YouTube diffuse \u00e9galement le texte allemand \u00ab&nbsp;<em>Ein Mensch, den man nicht vergisst<\/em>&nbsp;\u00bb. La nouvelle de Stefan Zweig est lue par <strong>Kristin Teuchtmann<\/strong>. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Ein Mensch, den man nicht vergisst - Stefan Zweig\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/7B9dbtFa0JM?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><br><br>Nous vous conseillons enfin la lecture d\u2019 \u00ab&nbsp;Anecdote pour l\u2019abaissement de la morale productiviste&nbsp;\u00bb d\u2019Henrich B\u00f6ll, texte qui s\u2019int\u00e9resse \u00e9galement \u00e0 la relation entre l\u2019argent et le bonheur&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/fr.boell.org\/sites\/default\/files\/2020-04\/HEINRICH%20B%C3%96LL_ANECDOTE%20POUR%20L%20ABAISSEMENT%20DE%20LA%20MORALE%20PRODUCTIVISTE.pdf\">https:\/\/fr.boell.org\/sites\/default\/files\/2020-04\/HEINRICH%20B%C3%96LL_ANECDOTE%20POUR%20L%20ABAISSEMENT%20DE%20LA%20MORALE%20PRODUCTIVISTE.pdf<\/a><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"721\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Capture-decran-2024-12-12-a-17.13.51-721x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3535\" style=\"width:248px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Capture-decran-2024-12-12-a-17.13.51-721x1024.png 721w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Capture-decran-2024-12-12-a-17.13.51-211x300.png 211w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Capture-decran-2024-12-12-a-17.13.51-768x1091.png 768w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Capture-decran-2024-12-12-a-17.13.51-190x270.png 190w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Capture-decran-2024-12-12-a-17.13.51.png 884w\" sizes=\"auto, (max-width: 721px) 100vw, 721px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il serait ingrat de ma part d&rsquo;oublier l&rsquo;homme qui m&rsquo;a enseign\u00e9 deux des choses les plus difficiles de l&rsquo;existence&nbsp;: d&rsquo;abord choisir de ne pas se soumettre \u00e0 la plus grande puissance en ce monde, celle de l&rsquo;argent, ensuite vivre au milieu de ses semblables sans se faire jamais le moindre ennemi. C&rsquo;est d&rsquo;une fa\u00e7on toute simple que je fis la connaissance de cet \u00eatre singulier. Un apr\u00e8s-midi \u2013 j&rsquo;habitais alors une petite ville \u2013 j&#8217;emmenai mon \u00e9pagneul en promenade. Subitement&#8230;<\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"btn btn-default\" href=\"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/2024\/12\/12\/un-homme-quon-noublie-pas-stefan-zweig\/\">Lire la suite<span class=\"screen-reader-text\"> Lire la suite<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3537,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2,119,9],"tags":[30,49,224,223],"class_list":["post-3533","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles","category-lecture","category-recommandations","tag-lecture","tag-litterature","tag-nouvelle-autrichienne","tag-stefan-zweig"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3533","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3533"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3533\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3554,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3533\/revisions\/3554"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3537"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3533"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3533"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3533"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}