{"id":3339,"date":"2024-06-12T18:32:13","date_gmt":"2024-06-12T16:32:13","guid":{"rendered":"https:\/\/afpeah.fr\/?p=3339"},"modified":"2024-06-12T23:50:38","modified_gmt":"2024-06-12T21:50:38","slug":"prix-de-lafpeah-college-penelope-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/2024\/06\/12\/prix-de-lafpeah-college-penelope-2024\/","title":{"rendered":"Prix de l\u2019AFPEAH &#8211; Coll\u00e8ge (P\u00e9n\u00e9lope 2024)"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:32px\">\u00ab&nbsp;<strong>Sa Majest\u00e9 Margaux de Blaye<\/strong>&nbsp;\u00bb, <br>une nouvelle \u00e9crite par <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:29px\"><strong>Eloi RIOU<\/strong><br>Coll\u00e8ge L\u00e9onard Lenoir &#8211; Bordeaux<\/p>\n\n\n\n<p>Notre histoire se d\u00e9roule en France, plus pr\u00e9cis\u00e9ment dans le Sud de la France, l\u00e0 o\u00f9 le soleil tape sur l\u2019oc\u00e9an, l\u00e0 o\u00f9 les troubadours content les exploits de mille chevaliers en armure d\u2019argent d\u00e9livrant maintes princesses aux cheveux d\u2019or. Nous sommes en 1456, trois ans apr\u00e8s la fin de la guerre de cent ans. Gr\u00e2ce \u00e0 Dieu, la bataille de Castillon a mis un terme d\u00e9finitif \u00e0 cette guerre mais \u00e0 Blaye, en 1456, la cit\u00e9 est toujours en deuil car son Seigneur n\u2019est pas revenu.<\/p>\n\n\n\n<p>Treize ans plus t\u00f4t, Sire Charles de Blaye, puissant seigneur d\u2019Aquitaine, dirigeait la cit\u00e9 de Blaye et il \u00e9tait alors plong\u00e9 dans une grande perplexit\u00e9. En effet, Bordeaux \u00e9tait tomb\u00e9e aux mains des Anglais. Les Bordelais \u00e9taient d\u2019ailleurs fort satisfaits de cette situation\u00a0:\u00a0 maintenant qu\u2019ils \u00e9taient dirig\u00e9s par des Saxons, ils n\u2019avaient plus du tout \u00e0 se battre\u00a0! Sire Charles de Blaye n\u2019ignorait pas que certains Bordelais s\u2019\u00e9taient m\u00eame engag\u00e9s dans l\u2019arm\u00e9e ennemie. Toute la Guyenne \u00e9tait contr\u00f4l\u00e9e par les Saxons. D\u00e9sormais, en Aquitaine, on se consid\u00e9rait la plupart du temps comme Anglais, parfois comme Gascon, rarement comme Occitan, mais en tout cas jamais comme Fran\u00e7ais. Blaye, heureusement, avait r\u00e9ussi \u00e0 se tenir \u00e0 l\u2019\u00e9cart de toute cette tra\u00eetrise. C\u2019\u00e9tait sans aucun doute la seule ville d\u2019Aquitaine qui n\u2019\u00e9tait pas tomb\u00e9e aux mains des Bordelais et Charles de Blaye, qui aimait bien guerroyer, prit un jour une d\u00e9cision capitale\u00a0: il allait bouter les Anglais hors de Guyenne. Il leva une arm\u00e9e de cent cavaliers \u00e9quip\u00e9s d\u2019une armure blanche et mont\u00e9s sur cent chevaux noirs et il partit, laissant derri\u00e8re lui la cit\u00e9 de Blaye mais aussi sa femme Margaux \u00e0 qui il confia la citadelle pendant son absence. Mais dix ans plus tard, quand la guerre fut enfin termin\u00e9e, Charles de Blaye n\u2019\u00e9tait pas revenu. On attendit\u2026 en vain. Trois ans plus tard, toujours personne\u00a0! Aucun Blayais n\u2019avait oubli\u00e9 le Seigneur bien- aim\u00e9 mais la plupart avait perdu tout espoir de le revoir un jour. C\u2019est donc dans ce triste contexte que notre histoire commence.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait une belle soir\u00e9e d\u2019\u00e9t\u00e9 m\u00eame si, songeait Margaux de Blaye, elle aurait \u00e9t\u00e9 bien plus douce si elle avait \u00e9t\u00e9 pass\u00e9e en compagnie du ma\u00eetre du ch\u00e2teau, son \u00e9poux. Elle ordonna aux serviteurs d\u2019apporter le d\u00eener quand un garde fit irruption dans la grande salle.<\/p>\n\n\n\n<p>-Majest\u00e9&nbsp;! dit-il, le Duc de Poitiers est arriv\u00e9&nbsp;!<br>-Seigneur&nbsp;! soupira Margaux, faites- le donc entrer&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut savoir que la beaut\u00e9 de Margaux n\u2019avait d\u2019\u00e9gale que son intelligence et, lorsque Charles de Blaye l\u2019avait prise pour \u00e9pouse, il avait rendu affreusement jaloux de nombreux seigneurs et en particulier son ennemi jur\u00e9, le duc de Poitiers qui, maintenant, la pressait chaque jour de choisir un nouvel \u00e9poux. Il ne doutait pas que le choix de Margaux se porterait sur lui.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Margaux de son c\u00f4t\u00e9 ne pouvait se r\u00e9soudre \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019un nouveau mariage. Sa fid\u00e9lit\u00e9 \u00e9tait totale et elle attendait chaque jour le retour de Charles.&nbsp; Le Duc, bien qu\u2019il f\u00fbt \u00e9galement d\u2019une grande beaut\u00e9, ne lui plaisait pas&nbsp;; tout en lui transpirait l\u2019\u00e9go\u00efsme et une grande s\u00e9cheresse de c\u0153ur. Il se pr\u00e9senta sans m\u00eame prendre la peine d\u2019\u00f4ter son armure&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>-Majest\u00e9, dit-il, savez-vous que depuis que votre \u00e9poux est mort \u2026<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Il n\u2019est pas mort, coupa Margaux. Je le sens secr\u00e8tement dans mon c\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Sachez toutefois que d\u2019apr\u00e8s les r\u00e8gles \u00e9tablies dans le pass\u00e9, une femme d\u2019origine noble et qui se retrouve sans \u00e9poux, se doit, une fois que le temps du deuil est \u00e9coul\u00e9, de revenir \u00e0 la vie en soci\u00e9t\u00e9, de rechercher un nouveau mari afin de pouvoir lui donner une descendance. Tel est le r\u00f4le de la femme et vous devez vous y conformer. Cela fait trois ans que personne n\u2019a revu Charles de Blaye dans toute la Guyenne. On peut donc le consid\u00e9rer comme d\u00e9funt et je vous demande de choisir un nouvel \u00e9poux d\u2019ici une semaine.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>-Je vais y r\u00e9fl\u00e9chir et je vous prie de m\u2019excuser. Je ne me sens pas tr\u00e8s bien.<\/p>\n\n\n\n<p>Margaux se leva et monta dans sa chambre. On ne la revit pas de la soir\u00e9e. La semaine passa. Le lundi suivant, d\u00e8s potron-minet, le Duc se pr\u00e9senta de nouveau&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>-Ma ch\u00e8re Margaux, vous \u00eates-vous d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 choisir un nouvel \u00e9poux&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Mon cher Duc, voil\u00e0 ce que j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9. Je vais entreprendre la construction d\u2019un palais magnifique qui nous servira de r\u00e9sidence \u00e0 moi-m\u00eame et \u00e0 mon nouvel \u00e9poux. Il n\u2019est pas envisageable en effet pour moi de loger dans les m\u00eames lieux que ceux que j\u2019occupais avec le Seigneur Charles o\u00f9 tout me rappellerait sa pr\u00e9sence et m\u2019emp\u00eacherait d\u2019\u00eatre enti\u00e8rement d\u00e9vou\u00e9e \u00e0 mon nouveau mari. Ce palais dominera la r\u00e9gion de ses tr\u00e8s hautes tours, tout l\u2019int\u00e9rieur sera somptueusement d\u00e9cor\u00e9 et particuli\u00e8rement la chambre conjugale. Quand le chantier sera achev\u00e9, nous y c\u00e9l\u00e9brerons mes nouvelles noces.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Et qui sera le petit chanceux&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Diable Monseigneur, vous \u00eates trop impatient&nbsp;! r\u00e9pondit en riant Margaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Et c\u2019est ainsi que la ch\u00e2telaine parvint \u00e0 imaginer une strat\u00e9gie pour repousser la date de son nouveau mariage. Chaque soir elle se levait et allait saboter le chantier. Certes elle n\u2019\u00e9tait pas experte en ma\u00e7onnerie mais elle se d\u00e9brouillait comme elle pouvait. Elle tranchait une corde, d\u00e9pla\u00e7ait un morceau de bois&nbsp;; d\u00e9truisait une passerelle, effa\u00e7ait les rep\u00e8res de l\u2019architecte. Tout \u00e7a \u00e0 la faveur de l\u2019obscurit\u00e9 de la nuit. Le chantier n\u2019avan\u00e7ait pas ou tr\u00e8s peu. D\u2019inqui\u00e9tantes rumeurs se mirent bient\u00f4t \u00e0 se propager&nbsp;: certains villageois pr\u00e9tendaient avoir vu, vers minuit, une ombre r\u00f4der sur le chantier. Le Duc en fut bient\u00f4t averti et il d\u00e9cida de tirer l\u2019affaire au clair. Il ne lui fut pas difficile de prendre Margaux la main dans le sac et, surgissant soudain derri\u00e8re elle, il lui dit&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>-Alors, Madame de Blaye, on joue aux conspirateurs&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>La ch\u00e2telaine sursauta. Elle qui \u00e9tait d\u2019ordinaire si t\u00e9m\u00e9raire&nbsp;fut prise de frayeur. Elle avait travers\u00e9 bien des obstacles mais elle sentait que maintenant l\u2019\u00e9tau se resserrait autour d\u2019elle.&nbsp; Elle allait devenir prisonni\u00e8re, forc\u00e9e d\u2019\u00e9pouser le Duc de Poitiers qui lui faisait horreur. Elle prit son temps avant de r\u00e9pondre, choisissant chaque mot et cherchant \u00e0 anticiper les propos du Duc.<\/p>\n\n\n\n<p>-Voyez-vous, je suis en proie \u00e0 de terribles insomnies, depuis le d\u00e9part de Charles. Je ne peux retrouver un certain r\u00e9pit qu\u2019en marchant dans la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>-D\u2019accord, dit le Duc. Je veux vous prouver que je peux \u00eatre un chevalier courtois et sensible. Je vous propose une solution qui satisfera la Dame douce et po\u00e9tesse que vous \u00eates. Vous allez planter un rosier dans la Cour du Ch\u00e2teau et lorsqu\u2019il aura fini de pousser, vous choisirez votre nouvel \u00e9poux. J\u2019esp\u00e8re que je vous aurai convaincu et que je serai celui-l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>-J\u2019accepte, s\u2019\u00e9cria Margaux, trop heureuse de cette solution qui lui permettait de gagner encore un peu de temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Duc avait fait cette habile proposition, apparemment si g\u00e9n\u00e9reuse. Il connaissait l\u2019amour que Margaux \u00e9prouvait pour la nature et sa passion pour les plantes. Elle serait incapable de faire du mal \u00e0 ce rosier&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Et effectivement le temps passa et le rosier grandissait gr\u00e2ce aux soins quotidiens que lui apportait Margaux. Il \u00e9tait devenu son ami. Elle lui confiait ses joies, ses peines, ses doutes, et surtout son espoir secret. Le Duc surveillait cette croissance avec attention et il estima un jour que le terme \u00e9tait venu.<\/p>\n\n\n\n<p>-Margaux, il serait temps de prendre un nouvel \u00e9poux.<br>-Ce sera fait demain, affirma-t-elle.<br>-Vous avez raison. La nuit porte conseil, r\u00e9pliqua le Duc en se frottant les mains.<\/p>\n\n\n\n<p>Or, dans la nuit qui suivit, Charles de Blaye apparut dans les r\u00eaves de Margaux. Il \u00e9tait sale&nbsp;; le sang et la poussi\u00e8re maculaient ses pi\u00e8tres guenilles. Mais il \u00e9tait bel et bien vivant&nbsp;! Il dit \u00e0 Margaux de ne pas s\u2019inqui\u00e9ter. Tout allait s\u2019arranger le lendemain\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Tous les Seigneurs d\u2019Aquitaine avaient \u00e9t\u00e9 r\u00e9unis en urgence sur une colline des environs et, le lendemain, quand Margaux arriva, elle chercha imm\u00e9diatement \u00e0 tous les identifier.&nbsp; Le Duc prit la parole en premier pour exposer la situation et expliquer que ce lieu propice \u00e0 l\u2019observation lointaine avait \u00e9t\u00e9 choisi pour v\u00e9rifier une derni\u00e8re fois que Charles de Blaye n\u2019\u00e9tait pas en vue et pour acter sa mort d\u00e9finitive. Tout le monde approuva la d\u00e9marche et le moment du verdict arriva. Margaux \u00e9tait assise, m\u00e9lancolique, la t\u00eate pench\u00e9e reposant sur sa main droite qui soutenait son front.<\/p>\n\n\n\n<p>-Madame, avez-vous choisi votre nouvel \u00e9poux&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Les larmes se mirent \u00e0 couler sur les joues de Margaux. Un brouhaha s\u2019\u00e9leva dans l\u2019assembl\u00e9e des chevaliers.<\/p>\n\n\n\n<p>-D\u00e9cidons donc par un tournoi&nbsp;! lan\u00e7a le Duc de Potiers. Ce sera la meilleure solution puisque le c\u0153ur de Madame de Blaye ne peut se r\u00e9soudre \u00e0 choisir \u2026<br>-Oui&nbsp;!!! Vive le Duc de Poitiers&nbsp;!!!<\/p>\n\n\n\n<p>Mais, alors que les deux premiers chevaliers se mettaient en place pour s\u2019affronter en tournoi, on entendit un bruit de cavalcade\u00a0: cent cavaliers en armure blanche mont\u00e9s sur cent chevaux noirs firent leur apparition. Ils \u00e9taient tous l\u00e0\u00a0!<\/p>\n\n\n\n<p>-C\u2019est Charles de Blaye et ses hommes&nbsp;!! Ils sont de retour&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Margaux \u00e9tait p\u00e9trifi\u00e9e. Elle qui avait esp\u00e9r\u00e9 si longtemps ce moment ne savait plus que faire.&nbsp; Allait-elle reconna\u00eetre son \u00e9poux, apr\u00e8s tout ce temps pass\u00e9&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Lentement elle s\u2019approcha du groupe de cavaliers et ceux-ci simultan\u00e9ment enlev\u00e8rent leur heaume. Ils se ressemblaient tous&nbsp;: barbe hirsute, visage fatigu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Tandis que Margaux cherchait \u00e0 retrouver, dans cette arm\u00e9e de compagnons soud\u00e9s par les \u00e9preuves, l\u2019\u00e9poux qu\u2019elle attendait et qu\u2019elle avait pens\u00e9 reconna\u00eetre facilement, elle entendit une voix&nbsp;: c\u2019\u00e9tait celle des ch\u00eanes, de l\u2019herbe, des ruisseaux, la voix de la Nature qui lui murmurait \u00e0 l\u2019oreille&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>-Laisse -toi guider par ton instinct. Celui auquel tu es li\u00e9e pour cette vie et pour l\u2019au-del\u00e0 est celui dont le regard est le plus pur.<\/p>\n\n\n\n<p>Et, parcourant des yeux toute la troupe qui \u00e9tait devant elle, elle le reconnut. Lui, Charles de Blaye, le Ma\u00eetre du Ch\u00e2teau. Tremblante, elle s\u2019approcha de lui et l\u2019\u00e9motion les \u00e9treignit simultan\u00e9ment. Plus rien n\u2019existait autour d\u2019eux que le visage de l\u2019Aim\u00e9. Soudain, brisant ce moment d\u2019intense \u00e9motion, elle poussa un grand cri&nbsp;: elle avait vu le Duc de Poitiers s\u2019\u00e9lancer, hache \u00e0 la main, en direction du Duc de Blaye. Sous les yeux m\u00e9dus\u00e9s de la troupe de cavaliers, le duc de Poitiers et les Seigneurs d\u2019Aquitaine furent transform\u00e9s en cactus&nbsp;!!!<\/p>\n\n\n\n<p>Sire Charles de Blaye et Margaux s\u2019install\u00e8rent bient\u00f4t dans le nouveau palais qui ne tarda gu\u00e8re \u00e0 \u00eatre achev\u00e9. Ils se racont\u00e8rent maintes fois les multiples aventures qu\u2019ils avaient v\u00e9cues l\u2019un et l\u2019autre s\u00e9par\u00e9ment et surtout ils savouraient avec d\u00e9lice le temps qu\u2019ils passaient d\u00e9sormais ensemble. Quant aux Blayais, dont aucun \u00e0 l\u2019exemple de Margaux n\u2019avait trahi Sire Charles de Blaye, ils finirent par regarder avec amusement ces plantes qui brandissaient dans toutes les directions leurs piques innombrables et dont il suffisait, finalement,&nbsp; de se tenir un peu \u00e0 distance.<br><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>__________<br>Ill. John William Waterhouse &#8211; \u00ab\u00a0Fair Rosamund\u00a0\u00bb, (d\u00e9tail).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Sa Majest\u00e9 Margaux de Blaye&nbsp;\u00bb, une nouvelle \u00e9crite par Eloi RIOUColl\u00e8ge L\u00e9onard Lenoir &#8211; Bordeaux Notre histoire se d\u00e9roule en France, plus pr\u00e9cis\u00e9ment dans le Sud de la France, l\u00e0 o\u00f9 le soleil tape sur l\u2019oc\u00e9an, l\u00e0 o\u00f9 les troubadours content les exploits de mille chevaliers en armure d\u2019argent d\u00e9livrant maintes princesses aux cheveux d\u2019or. 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