{"id":3330,"date":"2024-06-12T18:11:02","date_gmt":"2024-06-12T16:11:02","guid":{"rendered":"https:\/\/afpeah.fr\/?p=3330"},"modified":"2024-06-13T15:06:28","modified_gmt":"2024-06-13T13:06:28","slug":"le-stratageme-inverse-prix-coup-de-coeur-college-penelope-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/2024\/06\/12\/le-stratageme-inverse-prix-coup-de-coeur-college-penelope-2024\/","title":{"rendered":"Prix Coup de c\u0153ur coll\u00e8ge (P\u00e9n\u00e9lope 2024)"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:31px\">\u00ab\u00a0<strong>Le stratag\u00e8me invers\u00e9\u00a0\u00bb,<br> une nouvelle \u00e9crite par <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:29px\"><strong>Oren Chriqui et Samuel Matuchansky<\/strong><br>(Lyc\u00e9e coll\u00e8ge Yabn\u00e9, Paris)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:20px\">Professeur r\u00e9f\u00e9rent: D\u00e9borah El-Baze<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>I<br>Le doute est la voie qui m\u00e8ne \u00e0 la certitude<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e9n\u00e9lope se r\u00e9veilla ce matin-l\u00e0 avec le doux murmure du vent caressant les rideaux de sa chambre. Les premiers rayons du soleil filtraient \u00e0 travers les volets, illuminant la pi\u00e8ce d&rsquo;une lueur chaleureuse. Elle se leva avec pr\u00e9caution pour ne pas r\u00e9veiller les enfants qui dormaient encore paisiblement dans la pi\u00e8ce voisine. La petite famille vivait dans une maison modeste, entour\u00e9e d&rsquo;un jardin verdoyant. Le parfum des fleurs embaumait l&rsquo;air, cr\u00e9ant une atmosph\u00e8re sereine et accueillante. P\u00e9n\u00e9lope aimait ces moments matinaux o\u00f9 tout semblait parfait, o\u00f9 la vie se d\u00e9roulait comme une m\u00e9lodie harmonieuse. Son mari, Ulysse, \u00e9tait r\u00e9serviste, il pouvait \u00eatre appel\u00e9 \u00e0 servir sa patrie en cas de besoin. Cependant, les jours de service \u00e9taient rares, et la famille avait appris \u00e0 appr\u00e9cier chaque instant qu&rsquo;ils pouvaient passer ensemble. Les soir\u00e9es \u00e9taient souvent consacr\u00e9es \u00e0 des repas familiaux chaleureux, et les week-ends \u00e9taient l&rsquo;occasion de promenades tranquilles dans les environs.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jour, alors qu&rsquo;Ulysse se pr\u00e9parait pour une journ\u00e9e de service, P\u00e9n\u00e9lope sentit une l\u00e9g\u00e8re anxi\u00e9t\u00e9 dans l&rsquo;air. Une inqui\u00e9tude diffuse s&rsquo;installa dans son c\u0153ur, bien qu&rsquo;elle n\u2019ait pu expliquer pourquoi. Elle embrassa son mari qui s\u2019appr\u00eatait \u00e0 partir en mission avec un m\u00e9lange de tendresse et d&rsquo;inqui\u00e9tude, comme si elle pressentait que quelque chose allait changer. Les jours pass\u00e8rent sans incident majeur. P\u00e9n\u00e9lope continuait sa routine quotidienne, prenant soin de la maison et des enfants. Elle attendait avec impatience le retour d&rsquo;Ulysse, mais chaque jour qui passait sans nouvelles renfor\u00e7ait son inqui\u00e9tude.<\/p>\n\n\n\n<p>Un soir, alors que le soleil se couchait lentement \u00e0 l&rsquo;horizon, P\u00e9n\u00e9lope regarda par la fen\u00eatre, esp\u00e9rant voir la silhouette famili\u00e8re d&rsquo;Ulysse revenant vers eux. Il n&rsquo;y avait que le cr\u00e9puscule qui s&rsquo;\u00e9tendait sur le paysage paisible. Une ombre d&rsquo;incertitude s&rsquo;insinua dans son esprit, mais elle chassa ces pens\u00e9es, se disant qu&rsquo;il devait simplement \u00eatre retenu pour une mission de derni\u00e8re minute. Cependant, les jours se transform\u00e8rent en semaines, et les semaines en mois. La vie tranquille de P\u00e9n\u00e9lope bascula dans une attente constante, teint\u00e9e d&rsquo;inqui\u00e9tude croissante. La nouvelle se r\u00e9pandit que le pays \u00e9tait plong\u00e9 dans une guerre d\u00e9vastatrice, et l&rsquo;absence d&rsquo;Ulysse devint de plus en plus pr\u00e9occupante.<\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e9n\u00e9lope, fid\u00e8le \u00e0 sa nature d\u00e9termin\u00e9e, refusait de croire au pire. Elle continuait \u00e0 esp\u00e9rer, \u00e0 attendre, tandis que le monde autour d&rsquo;elle sombrait dans l&rsquo;obscurit\u00e9 de la guerre. Les nuages de l&rsquo;incertitude commen\u00e7aient \u00e0 obscurcir le ciel autrefois sans nuages de sa vie paisible.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>II<br>Face \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, le doute n&rsquo;est pas permis<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le calme qui r\u00e9gnait autrefois dans le quartier avait c\u00e9d\u00e9 la place \u00e0 une agitation f\u00e9brile. Les maris des voisines rentraient un \u00e0 un, accueillis par des \u00e9treintes chaleureuses et des cris de joie. Les familles se reformaient, retrouvant une vie normale apr\u00e8s des mois d&rsquo;angoisse. Cependant, la maison de P\u00e9n\u00e9lope restait envelopp\u00e9e dans un silence oppressant. La pression sociale se faisait sentir de plus en plus. Les voisines commenc\u00e8rent \u00e0 importuner P\u00e9n\u00e9lope en lui disant de passer \u00e0 autre chose. P\u00e9n\u00e9lope, \u00e9tant fid\u00e8le \u00e0 son mari, employa un stratag\u00e8me plut\u00f4t malin et dit :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Je passerai \u00e0 autre chose lorsque j&rsquo;aurai fini de pr\u00e9parer l&rsquo;enterrement de mon mari.<\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e9n\u00e9lope, d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 ne pas abandonner ses esp\u00e9rances, fit croire \u00e0 ses amies qu&rsquo;elle \u00e9tait en pleine pr\u00e9paration des fun\u00e9railles de son mari. Elle fit semblant d&rsquo;acheter la tombe, de commander les fleurs, de pr\u00e9parer une lettre d&rsquo;adieu et elle en rendit compte \u00e0 ses amies. En r\u00e9alit\u00e9, elle ne faisait rien. Elle faisait juste semblant de lancer des proc\u00e9dures qui dur\u00e8rent une \u00e9ternit\u00e9, et jouait sur le temps.<\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e9n\u00e9lope tenta de cacher son inqui\u00e9tude derri\u00e8re un sourire forc\u00e9, mais chaque regard compatissant, chaque question sur le retour d&rsquo;Ulysse, ressemblait \u00e0 une piq\u00fbre venimeuse. Elle se retrouvait souvent assaillie de conseils non sollicit\u00e9s et d&rsquo;insinuations maladroites sur la n\u00e9cessit\u00e9 de passer \u00e0 autre chose. Les enfants, qui ne croyaient pas non plus \u00e0 la mort de leur p\u00e8re, ne cessaient de parler de lui. Les rires joyeux qui r\u00e9sonnaient autrefois dans la maison se transform\u00e8rent en murmures de conversations inqui\u00e8tes. La question r\u00e9currente, \u00ab\u00a0O\u00f9 est papa?\u00a0\u00bb, hantait la famille comme un fant\u00f4me ind\u00e9sirable.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jour, P\u00e9n\u00e9lope fut confront\u00e9e \u00e0 une situation inattendue. Ses enfants, avides de r\u00e9ponses, d\u00e9cid\u00e8rent de s&rsquo;\u00e9chapper de l&rsquo;\u00e9cole pour chercher eux-m\u00eames des indices sur le sort de leur p\u00e8re disparu. P\u00e9n\u00e9lope, d\u00e9couvrant leur absence, fut terrifi\u00e9e. Elle parcourut les rues environnantes, interrogeant les voisins, frappant aux portes, cherchant fr\u00e9n\u00e9tiquement ses enfants. Finalement, P\u00e9n\u00e9lope les rep\u00e9ra \u00e0 proximit\u00e9 du terrain de jeux, en train de discuter avec des enfants du quartier. Cependant, le soulagement qu&rsquo;elle \u00e9prouva fut obscurci par une inqui\u00e9tude grandissante.<\/p>\n\n\n\n<p>De retour \u00e0 la maison, elle rassembla ses enfants autour d&rsquo;elle. Leurs yeux innocents refl\u00e9taient la d\u00e9tresse qu&rsquo;ils ressentaient. C&rsquo;est alors que la tante de P\u00e9n\u00e9lope, voyant la tristesse dans les yeux de sa ni\u00e8ce, intervint. Elle s&rsquo;approcha avec pr\u00e9caution et, avec une douce fermet\u00e9, lui dit que le moment \u00e9tait venu de chercher des r\u00e9ponses, de retrouver Ulysse. P\u00e9n\u00e9lope, confront\u00e9e \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 incontournable, sentit un m\u00e9lange de peur et de d\u00e9termination s&#8217;emparer d&rsquo;elle. Elle savait qu&rsquo;il \u00e9tait temps de quitter le cocon de sa maison et de s&rsquo;aventurer dans l&rsquo;inconnu, de d\u00e9couvrir la v\u00e9rit\u00e9 qui avait \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 sa compr\u00e9hension pendant trop longtemps. La qu\u00eate pour retrouver son mari commen\u00e7ait, et avec une r\u00e9solution calme, elle se pr\u00e9para \u00e0 affronter les myst\u00e8res qui l&rsquo;attendaient.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>III<br>Dans le doute, il n&rsquo;y a rien de meilleur que de s&rsquo;adresser aux gens qui savent<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e9n\u00e9lope s&rsquo;\u00e9lan\u00e7a dans l&rsquo;inconnu, laissant derri\u00e8re elle les murs familiers de sa maison. Ses pas r\u00e9sonnaient dans les rues pav\u00e9es alors qu&rsquo;elle s&rsquo;aventurait dans le paysage d\u00e9chir\u00e9 par la guerre. Des nuages sombres planaient au-dessus d&rsquo;elle, t\u00e9moins silencieux des \u00e9preuves travers\u00e9es par la nation. Guid\u00e9e par l&rsquo;espoir et une d\u00e9termination sans faille, elle interrogea les habitants des villages, les soldats survivants, cherchant des indices sur le sort d&rsquo;Ulysse. Chaque histoire entendue, chaque regard compatissant la rapprochaient de la v\u00e9rit\u00e9. Mais le chemin \u00e9tait sem\u00e9 d&#8217;emb\u00fbches et l&rsquo;ombre de l&rsquo;incertitude persistait.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jour, alors qu&rsquo;elle marchait \u00e0 travers un village d\u00e9vast\u00e9, elle rencontra un homme \u00e2g\u00e9, le visage rid\u00e9 par le temps et la peine. C&rsquo;\u00e9tait un ancien soldat qui avait connu la cruaut\u00e9 de la guerre. P\u00e9n\u00e9lope lui demanda avec h\u00e9sitation des nouvelles d&rsquo;Ulysse, craignant la r\u00e9ponse. L&rsquo;homme la regarda, ses yeux portant le poids de trop de souvenirs douloureux. Apr\u00e8s un moment de silence, il lui dit que son mari \u00e9tait vivant, retenu prisonnier quelque part dans les profondeurs du territoire occup\u00e9. Un frisson parcourut l&rsquo;\u00e9chine de P\u00e9n\u00e9lope, m\u00ealant soulagement et anxi\u00e9t\u00e9. La qu\u00eate prenait une nouvelle dimension : elle se sentait \u00e0 la fois terrifi\u00e9e et r\u00e9solue.<\/p>\n\n\n\n<p>Arm\u00e9e de cette nouvelle lueur d&rsquo;espoir, P\u00e9n\u00e9lope poursuivit sa mission avec une intensit\u00e9 renouvel\u00e9e. Elle se fraya un chemin \u00e0 travers des paysages d\u00e9vast\u00e9s, bravant les dangers de la guerre avec une d\u00e9termination in\u00e9branlable. Les rencontres avec d&rsquo;autres r\u00e9sistants, des alli\u00e9s inattendus, devinrent les \u00e9toiles qui guidaient son chemin obscur.<\/p>\n\n\n\n<p>Le moment tant redout\u00e9 arriva enfin. P\u00e9n\u00e9lope d\u00e9couvrit le lieu o\u00f9 son mari \u00e9tait d\u00e9tenu, un sinistre bastion au c\u0153ur du territoire ennemi. Les d\u00e9fis qui l&rsquo;attendaient \u00e9taient immenses, mais elle ne recula pas. Guid\u00e9e par l&rsquo;amour et la volont\u00e9 de r\u00e9unir sa famille, elle se pr\u00e9para \u00e0 affronter l&rsquo;inconnu. La nuit tombait lorsque P\u00e9n\u00e9lope s&rsquo;infiltra dans le repaire ennemi. La d\u00e9couverte d&rsquo;Ulysse n&rsquo;\u00e9tait plus une question de si, mais de quand.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>IV<br>La Lib\u00e9ration d&rsquo;Ulysse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le camp ennemi \u00e9tait plong\u00e9 dans l&rsquo;obscurit\u00e9, seulement \u00e9clair\u00e9 par les lueurs intermittentes des lanternes vacillantes. P\u00e9n\u00e9lope se faufila avec une agilit\u00e9 f\u00e9line \u00e0 travers les ombres, \u00e9vitant habilement les patrouilles ennemies. Chaque pas \u00e9tait un \u00e9cho de sa d\u00e9termination, chaque souffle un rappel de son engagement envers son mari, perdu et emprisonn\u00e9 dans ce lieu sinistre. La confrontation \u00e9tait in\u00e9vitable. P\u00e9n\u00e9lope, se retrouvant face \u00e0 face avec un garde vigilant, agit avec une gr\u00e2ce f\u00e9line. Un mouvement pr\u00e9cis, une s\u00e9rie de gestes silencieux, et le garde s&rsquo;effondra dans l&rsquo;obscurit\u00e9. Elle r\u00e9p\u00e9ta cette danse dangereuse plusieurs fois, \u00e9liminant les obstacles entre elle et la libert\u00e9 d&rsquo;Ulysse. Le bruit \u00e9touff\u00e9 de pas lourds r\u00e9sonna \u00e0 travers le camp. P\u00e9n\u00e9lope pressa le pas, son c\u0153ur battant la chamade. Elle arriva enfin devant une porte massive, gard\u00e9e par deux sentinelles impassibles. Un frisson de tension traversa son \u00e9chine, mais elle savait que la cl\u00e9 de sa qu\u00eate se trouvait derri\u00e8re ces portes verrouill\u00e9es. Guid\u00e9e par une d\u00e9termination farouche, elle se lan\u00e7a dans l&rsquo;affrontement. Les cris \u00e9touff\u00e9s et le son sourd des poings frappant la chair emplirent l&rsquo;air. P\u00e9n\u00e9lope, malgr\u00e9 sa stature d\u00e9licate, se r\u00e9v\u00e9la \u00eatre une force \u00e0 ne pas sous-estimer. Elle se battit avec la f\u00e9rocit\u00e9 d&rsquo;une m\u00e8re d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 prot\u00e9ger sa famille, \u00e0 lib\u00e9rer son mari captif. Les gardes tomb\u00e8rent un \u00e0 un, \u00e0 chaque adversaire vaincu, l&rsquo;espoir grandissait dans le c\u0153ur de P\u00e9n\u00e9lope. Lorsque les derni\u00e8res sentinelles furent inconscientes sur le sol, elle se sentit lib\u00e9r\u00e9e mais tout d\u2019un coup deux gardes sortirent de nulle part ! L\u2019un l\u2019attrapa et l\u2019autre la menotta. Malgr\u00e9 l&rsquo;envahissement de sa tristesse, elle ne laissa pas l&rsquo;espoir la quitter. Les gardes lui demand\u00e8rent son pr\u00e9nom :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Je me nomme Personne, dit-elle.<\/p>\n\n\n\n<p>Les gardes s\u2019interrogeant sur ce pr\u00e9nom rel\u00e2ch\u00e8rent leur attention un instant, ce qui fut fatal pour leur vie. P\u00e9n\u00e9lope prit son couteau, brisa ses menottes et poignarda l\u2019un des gardes tandis que l\u2019autre garde, apeur\u00e9, s\u2019enfuit. Celui-ci alla chercher des renforts en criant :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Notre ami est mort ! Il a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 !<br>\u2013 Par qui ? demanda un autre garde.<br>\u2013 Par Personne !<br>\u2013 Mais tu es fou ! Tu nous fait peur.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant ce moment de rel\u00e2chement, P\u00e9n\u00e9lope en profita pour ouvrir les portes lourdes derri\u00e8re lesquelles elle trouva Ulysse, encha\u00een\u00e9 et visiblement affaibli par les mois de captivit\u00e9. Il leva les yeux lorsqu&rsquo;elle entra. Elle se pr\u00e9cipita vers lui, brisant les cha\u00eenes qui retenaient son mari prisonnier.<\/p>\n\n\n\n<p>Les retrouvailles furent empreintes d&rsquo;\u00e9motion pure. P\u00e9n\u00e9lope enveloppa Ulysse de ses bras, sentant le poids de l&rsquo;angoisse se dissiper. Ensemble, ils s&rsquo;\u00e9chapp\u00e8rent du camp ennemi, s&rsquo;\u00e9loignant des t\u00e9n\u00e8bres qui avaient retenu leur bonheur en otage. Leurs pas r\u00e9sonnaient avec une m\u00e9lodie triomphante alors qu&rsquo;ils s&rsquo;\u00e9loignaient des vestiges de la guerre, pr\u00eats \u00e0 reconstruire leur vie ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>_______<\/p>\n\n\n\n<p>ill. Kazimir Malevich, \u00ab&nbsp;Suprematism. Soccer Player in the Fourth Dimension&nbsp;\u00bb, (d\u00e9tail).<br><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Le stratag\u00e8me invers\u00e9\u00a0\u00bb, une nouvelle \u00e9crite par Oren Chriqui et Samuel Matuchansky(Lyc\u00e9e coll\u00e8ge Yabn\u00e9, Paris) Professeur r\u00e9f\u00e9rent: D\u00e9borah El-Baze ILe doute est la voie qui m\u00e8ne \u00e0 la certitude P\u00e9n\u00e9lope se r\u00e9veilla ce matin-l\u00e0 avec le doux murmure du vent caressant les rideaux de sa chambre. Les premiers rayons du soleil filtraient \u00e0 travers les volets, illuminant la pi\u00e8ce d&rsquo;une lueur chaleureuse. Elle se leva avec pr\u00e9caution pour ne pas r\u00e9veiller les enfants qui dormaient encore paisiblement dans la pi\u00e8ce&#8230;<\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"btn btn-default\" href=\"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/2024\/06\/12\/le-stratageme-inverse-prix-coup-de-coeur-college-penelope-2024\/\">Lire la suite<span class=\"screen-reader-text\"> Lire la suite<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3331,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[186],"tags":[15,16,17,49,33,194,171,37,38],"class_list":["post-3330","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-nouvelles-primees","tag-college","tag-concours","tag-concours-de-nouvelles","tag-litterature","tag-mythologie","tag-penelope","tag-prix-coup-de-coeur","tag-prix-de-lafpeah","tag-prix-litteraire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3330","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3330"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3330\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3338,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3330\/revisions\/3338"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3331"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3330"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3330"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3330"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}