{"id":3069,"date":"2023-10-12T15:30:04","date_gmt":"2023-10-12T13:30:04","guid":{"rendered":"https:\/\/afpeah.fr\/?p=3069"},"modified":"2025-09-08T15:01:13","modified_gmt":"2025-09-08T13:01:13","slug":"woodstown","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/2023\/10\/12\/woodstown\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Wood\u2019stown\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p><br>Nous vous invitons \u00e0 d\u00e9couvrir le texte d\u2019Alphonse Daudet intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;Wood\u2019stown&nbsp;\u00bb. Cette nouvelle fantastique s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019emprise de l\u2019homme sur la nature. Dans ce r\u00e9cit visionnaire, Daudet met en cause notre mani\u00e8re d&rsquo;\u00eatre au monde.  L\u2019\u00e9crivain n\u2019\u00e9crit pas une diatribe centr\u00e9e sur un ou deux personnages individualis\u00e9s, il consid\u00e8re les \u00eatres humains comme un ensemble, une sorte de magma inconsciemment occup\u00e9 \u00e0 d\u00e9truire son environnement pour asseoir des activit\u00e9s qui semblent absurdes. Le r\u00e9cit met l\u2019accent sur la f\u00e9brilit\u00e9 des individus et leurs activit\u00e9s fr\u00e9n\u00e9tiques, d\u00e9pourvues d\u2019humanit\u00e9. Dans son texte, cependant, la nature, individualis\u00e9e, personnifi\u00e9e, poss\u00e8de une vigueur que l\u2019homme n\u2019a pas mesur\u00e9e : <br><\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-style-default is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>\u00ab&nbsp;Une activit\u00e9 fi\u00e9vreuse circula dans tous ses quartiers ; mais sur les collines environnantes, dominant les rues pleines de foule et le port encombr\u00e9 de vaisseaux, une masse sombre et mena\u00e7ante s&rsquo;\u00e9talait en demi-cercle. C&rsquo;\u00e9tait la for\u00eat qui regardait&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p><br> Si cette nouvelle peut annoncer la surexploitation de la Terre, les choix op\u00e9r\u00e9s par notre soci\u00e9t\u00e9 techno-scientifique qui assujettit sans aucun \u00e9tat d\u2019\u00e2me l\u2019ensemble du vivant, l\u2019histoire d\u2019Alphonse Daudet \u00e9voque aussi la force de la nature et annonce les soubresauts de notre plan\u00e8te qui se manifestent notamment par le d\u00e9r\u00e8glement climatique. Esp\u00e9rons que celle-ci ait autant de vitalit\u00e9 que dans \u00ab\u00a0Wood\u2019stown\u00a0\u00bb. <br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">\u00ab&nbsp;<strong>Wood&rsquo;stown&nbsp;\u00bb, Alphonse Daudet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;emplacement \u00e9tait superbe pour b\u00e2tir une ville. Il n&rsquo;y avait qu&rsquo;\u00e0 d\u00e9blayer les bords du fleuve, en abattant une partie de la for\u00eat, de l&rsquo;immense for\u00eat vierge enracin\u00e9e l\u00e0 depuis la naissance du monde. Alors abrit\u00e9e tout autour par des collines bois\u00e9es, la ville descendrait jusqu&rsquo;aux quais d&rsquo;un port magnifique, \u00e9tabli dans l&#8217;embouchure de la Rivi\u00e8re-Rouge, \u00e0 quatre milles seulement de la mer.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s que le gouvernement de Washington eut accord\u00e9 la concession, charpentiers et b\u00fbcherons se mirent \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre ; mais vous n&rsquo;avez jamais vu une for\u00eat pareille. Cramponn\u00e9e au sol de toutes ses lianes, de toutes ses racines, quand on l&rsquo;abattait par un bout elle repoussait d&rsquo;un autre, se rajeunissait de ses blessures ; et chaque coup de hache faisait sortir des bourgeons verts. Les rues, les places de la ville \u00e0 peine trac\u00e9es \u00e9taient envahies par la v\u00e9g\u00e9tation. Les murailles grandissaient moins vite que les arbres et, sit\u00f4t \u00e9lev\u00e9es, croulaient sous l&rsquo;effort des racines toujours vivantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour venir \u00e0 bout de cette r\u00e9sistance o\u00f9 s&rsquo;\u00e9moussait le fer des cogn\u00e9es et des haches, on fut oblig\u00e9 de recourir au feu. Jour et nuit une fum\u00e9e \u00e9touffante emplit l&rsquo;\u00e9paisseur des fourr\u00e9s, pendant que les grands arbres au-dessus flambaient comme des cierges. La for\u00eat essaya de lutter encore, retardant l&rsquo;incendie avec des flots de s\u00e8ve et la fra\u00eecheur sans air de ses feuillages press\u00e9s. Enfin l&rsquo;hiver arriva. La neige s&rsquo;abattit comme une seconde mort sur les grands terrains pleins de troncs noircis, de racines consum\u00e9es. D\u00e9sormais on pouvait b\u00e2tir.<\/p>\n\n\n\n<p>Bient\u00f4t une ville immense, toute en bois comme Chicago, s&rsquo;\u00e9tendit aux bords de la Rivi\u00e8re-Rouge, avec ses larges rues align\u00e9es, num\u00e9rot\u00e9es, rayonnant autour des places, sa Bourse, ses halles, ses \u00e9glises, ses \u00e9coles, et tout un attirail maritime de hangars, de douanes, de docks, d&rsquo;entrep\u00f4ts, de chantiers de construction pour les navires. La ville de bois, Wood&rsquo;stown &#8211; comme on l&rsquo;appela, &#8211; fut vite peupl\u00e9e par les essuyeurs de pl\u00e2tres des villes neuves. Une activit\u00e9 fi\u00e9vreuse circula dans tous ses quartiers ; mais sur les collines environnantes, dominant les rues pleines de foule et le port encombr\u00e9 de vaisseaux, une masse sombre et mena\u00e7ante s&rsquo;\u00e9talait en demi-cercle. C&rsquo;\u00e9tait la for\u00eat qui regardait.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle regardait cette ville insolente qui lui avait pris sa place au bord du fleuve, et trois milles d&rsquo;arbres gigantesques. Tout Wood&rsquo;stown \u00e9tait fait avec sa vie \u00e0 elle. Les hauts m\u00e2ts qui se balan\u00e7aient l\u00e0-bas dans le port, ces toits innombrables abaiss\u00e9s l&rsquo;un vers l&rsquo;autre, jusqu&rsquo;\u00e0 la derni\u00e8re cabane du faubourg le plus \u00e9loign\u00e9, elle avait tout fourni, m\u00eame les instruments de travail, m\u00eame les meubles, mesurant seulement ses services \u00e0 la longueur de ses branches. Aussi quelle rancune terrible elle gardait contre cette ville de pillards!<\/p>\n\n\n\n<p>Tant que l&rsquo;hiver dura, on ne s&rsquo;aper\u00e7ut de rien. Les gens de Wood&rsquo;stown entendaient parfois un craquement sourd dans leurs toitures, dans leurs meubles. De temps en temps, une muraille se fendait, un comptoir de magasin \u00e9clatait en deux bruyamment. Mais le bois neuf est sujet \u00e0 ces accidents, et personne n&rsquo;y attachait d&rsquo;importance. Cependant, aux approches du printemps, &#8211; un printemps subit, violent, si riche de s\u00e9ves qu&rsquo;on en sentait sous terre comme un bruissement de sources, &#8211; le sol commen\u00e7a \u00e0 s&rsquo;agiter, soulev\u00e9 par des forces invisibles et actives. Dans chaque maison, les meubles, les parois des murs se gonfl\u00e8rent, et l&rsquo;on vit sur les planchers de longues boursouflures comme au passage d&rsquo;une taupe. Ni portes, ni fen\u00eatres, rien ne marchait plus. &#8211; \u00ab\u00a0C&rsquo;est l&rsquo;humidit\u00e9, disaient les habitants, avec la chaleur, cela passera\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout \u00e0 coup, au lendemain d&rsquo;un grand orage venu de la mer, qui apportait l&rsquo;\u00e9t\u00e9 dans ses \u00e9clairs br\u00fblants et sa pluie ti\u00e8de, la ville en se r\u00e9veillant eut un cri de stupeur. Les toits rouges des monuments publics, les clochers des \u00e9glises, le plancher des maisons et jusqu&rsquo;au bois des lits, tout \u00e9tait saupoudr\u00e9 d&rsquo;une teinte verte, mince comme une moisissure, l\u00e9g\u00e8re comme une dentelle. De pr\u00e8s, c&rsquo;\u00e9tait une quantit\u00e9 de bourgeons microscopiques, o\u00f9 l&rsquo;enroulement des feuilles se voyait d\u00e9j\u00e0. Cette bizarrerie des pluies amusa sans inqui\u00e9ter ; mais, avant le soir, des bouquets de verdure s&rsquo;\u00e9panouissaient partout sur les meubles, sur les murailles. Les branches poussaient \u00e0 vue d&rsquo;\u0153il ; l\u00e9g\u00e8rement retenues dans la main, on les sentait grandir et se d\u00e9battre comme des ailes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le jour suivant, tous les appartements avaient l&rsquo;air de serres. Des lianes suivaient les rampes d&rsquo;escalier. Dans les rues \u00e9troites, des branches se joignaient d&rsquo;un toit \u00e0 l&rsquo;autre, mettant au-dessus de la ville bruyante l&rsquo;ombre des avenues foresti\u00e8res. Cela devenait inqui\u00e9tant. Pendant que les savants r\u00e9unis d\u00e9lib\u00e9raient sur ce cas de v\u00e9g\u00e9tation extraordinaire, la foule se pressait dehors pour voir les diff\u00e9rents aspects du miracle. Les cris de surprise, la rumeur \u00e9tonn\u00e9e de tout ce peuple inactif donnaient de la solennit\u00e9 \u00e0 cet \u00e9trange \u00e9v\u00e9nement. Soudain quelqu&rsquo;un cria : \u00ab\u00a0Regardez donc la for\u00eat !\u00a0\u00bb et l&rsquo;on s&rsquo;aper\u00e7ut avec terreur que depuis deux jours le demi-cercle verdoyant s&rsquo;\u00e9tait beaucoup rapproch\u00e9. La for\u00eat avait l&rsquo;air de descendre vers la ville. Toute une avant-garde de ronces, de lianes s&rsquo;allongeait jusqu&rsquo;aux premi\u00e8res maisons des faubourgs.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors Wood&rsquo;stown commen\u00e7a \u00e0 comprendre et \u00e0 avoir peur. \u00c9videmment la for\u00eat venait reconqu\u00e9rir sa place au bord du fleuve ; et ses arbres, abattus, dispers\u00e9s, transform\u00e9s, se d\u00e9prisonnaient pour aller au-devant d&rsquo;elle. Comment r\u00e9sister \u00e0 l&rsquo;invasion ? Avec le feu, on risquait d&#8217;embraser la ville enti\u00e8re. Et que pouvaient les haches contre cette s\u00e8ve sans cesse renaissante, ces racines monstrueuses attaquant le sol en dessous, ces milliers de graines volantes qui germaient en se brisant et faisaient pousser un arbre partout o\u00f9 elles tombaient ?<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant tout le monde se mit bravement \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre avec des faux, des herses, des cogn\u00e9es ; et l&rsquo;on fit un immense abattis de feuillages. Mais en vain. D&rsquo;heure en heure la confusion des for\u00eats vierges, o\u00f9 l&rsquo;entrelacement des lianes joint entre elles des pousses gigantesques, envahissait les rues de Wood&rsquo;stown. D\u00e9j\u00e0 les insectes, les reptiles faisaient irruption. Il y avait des nids dans tous les coins, et de grands coups d&rsquo;ailes, et des masses de petits becs jaseurs. En une nuit les greniers de la ville furent \u00e9puis\u00e9s par toutes les couv\u00e9es \u00e9closes. Puis, comme une ironie au milieu de ce d\u00e9sastre, des papillons de toutes grandeurs, de toutes couleurs, volaient sur les grappes fleuries, et les abeilles pr\u00e9voyantes qui cherchent des abris s\u00fbrs, au creux de ces arbres si vite pouss\u00e9s installaient leurs rayons de miel comme une preuve de dur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Vaguement, dans la houle bruyante des feuillages, on entendait les coups sourds des cogn\u00e9es et des haches ; mais le quatri\u00e8me jour tout travail fut reconnu impossible. L&rsquo;herbe montait trop haute, trop \u00e9paisse. Des lianes grimpantes s&rsquo;accrochaient aux bras des b\u00fbcherons, garrottaient leurs mouvements. D&rsquo;ailleurs les maisons \u00e9taient devenues inhabitables ; les meubles, charg\u00e9s de feuilles, avaient perdu leurs formes. Les plafonds s&rsquo;effondraient, perc\u00e9s par la lance des yuccas, la longue \u00e9pine des acajoux ; et \u00e0 la place des toitures s&rsquo;\u00e9talait le d\u00f4me immense des catalpas. C&rsquo;\u00e9tait fini. Il fallait fuir.<\/p>\n\n\n\n<p>A travers le r\u00e9seau de plantes et de branches qui se resserraient de plus en plus, les gens de Wood&rsquo;stown \u00e9pouvant\u00e9s se pr\u00e9cipit\u00e8rent vers le fleuve, emportant le plus qu&rsquo;ils pouvaient de richesses, d&rsquo;objets pr\u00e9cieux. Mais que de peine pour gagner le bord de l&rsquo;eau ! Il n&rsquo;y avait plus de quais. Rien que des roseaux gigantesques. Les chantiers maritimes, o\u00f9 s&rsquo;abritaient les bois de construction, avaient fait place \u00e0 des for\u00eats de sapins ; et dans le port tout en fleurs, les navires neufs semblaient des \u00eelots de verdure. Heureusement qu&rsquo;il se trouvait l\u00e0 quelques fr\u00e9gates blind\u00e9es sur lesquelles la foule se r\u00e9fugia et d&rsquo;o\u00f9 elle put voir la vieille for\u00eat joindre victorieusement la for\u00eat nouvelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Peu \u00e0 peu les arbres confondirent leurs cimes, et, sous le ciel bleu plein de soleil, l&rsquo;\u00e9norme masse de feuillage s&rsquo;\u00e9tendit des bords du fleuve \u00e0 l&rsquo;horizon lointain. Plus trace de ville, ni de toits, ni de murs. De temps en temps un bruit sourd d&rsquo;\u00e9croulement, dernier \u00e9cho de la ruine, ou le coup de hache d&rsquo;un b\u00fbcheron enrag\u00e9, retentissait sous la profondeur du feuillage. Puis plus rien que le silence vibrant, bruissant, bourdonnant, des nu\u00e9es de papillons blancs tournoyant sur la rivi\u00e8re d\u00e9serte, et l\u00e0-bas, vers la haute mer, un navire qui s&rsquo;enfuyait, trois grands arbres verts dress\u00e9s au milieu de ses voiles, emportant les derniers \u00e9migr\u00e9s de ce qui fut Wood&rsquo;stown&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">________<\/p>\n\n\n\n<p><br>Nous vous laissons d\u00e9couvrir la lecture de Tatiana Dumas sur la cha\u00eene YouTube de notre association (temps d\u2019\u00e9coute : 11\u201958) :<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Wood&#039;stown - Une nouvelle fantastique d&#039;A. Daudet (1873)\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Mx9KgQKcbTA?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous vous invitons \u00e0 d\u00e9couvrir le texte d\u2019Alphonse Daudet intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;Wood\u2019stown&nbsp;\u00bb. Cette nouvelle fantastique s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019emprise de l\u2019homme sur la nature. Dans ce r\u00e9cit visionnaire, Daudet met en cause notre mani\u00e8re d&rsquo;\u00eatre au monde. 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