{"id":2724,"date":"2022-12-28T15:05:19","date_gmt":"2022-12-28T14:05:19","guid":{"rendered":"https:\/\/afpeah.fr\/?p=2724"},"modified":"2025-09-08T11:46:01","modified_gmt":"2025-09-08T09:46:01","slug":"le-portrait-ovale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/2022\/12\/28\/le-portrait-ovale\/","title":{"rendered":"Le Portrait ovale"},"content":{"rendered":"\n<p>&nbsp;L&rsquo;association vous invite \u00e0 red\u00e9couvrir \u00ab\u00a0Le Portrait ovale\u00a0\u00bb, nouvelle fantastique d&rsquo;Edgar Allan Poe. <br><br>Publi\u00e9e initialement dans le \u00ab\u00a0Graham&rsquo;s Magazine\u00a0\u00bb en 1842, la nouvelle s&rsquo;intitulait alors \u00ab\u00a0Life in Death\u00a0\u00bb. Elle pr\u00e9sentait un narrateur souffrant, ayant pris laudanum et morphine. Ce d\u00e9tail supprim\u00e9 ensuite par Edgar Poe ajoutait un degr\u00e9 de complexit\u00e9 suppl\u00e9mentaire \u00e0 la nouvelle. Ce r\u00e9cit aurait inspir\u00e9 Oscar Wilde (<em>Le Portrait de Dorian Gray,<\/em> 1891).<br><br>Annabelle Presa, qui lit le r\u00e9cit, vous conseille deux textes compl\u00e9mentaires : <em>Le Chef-d&rsquo;\u0153uvre inconnu<\/em> (Balzac) et \u00ab&nbsp;Le D\u00e9sir de peindre\u00a0\u00bb (Baudelaire). <br>Vous pouvez \u00e9galement vous reporter \u00e0 la nouvelle de Dante Gabriel Rossetti : \u00ab&nbsp;Saint Agnes of Intercession&nbsp;\u00bb. Texte dans lequel un artiste peint le portrait de sa bien-aim\u00e9e et, ce faisant, transf\u00e8re son \u00eatre sur la toile qu\u2019il est en train de peindre. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">________________<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab\u00a0Le Portrait ovale\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><br>Le ch\u00e2teau dans lequel mon domestique s\u2019\u00e9tait avis\u00e9 de p\u00e9n\u00e9trer de force, plut\u00f4t que de me permettre, d\u00e9plorablement bless\u00e9 comme je l\u2019\u00e9tais, de passer une nuit en plein air, \u00e9tait un de ces b\u00e2timents, m\u00e9lange de grandeur et de m\u00e9lancolie, qui ont si longtemps dress\u00e9 leurs fronts sourcilleux au milieu des Apennins, aussi bien dans la r\u00e9alit\u00e9 que dans l\u2019imagination de mistress Radcliffe. Selon toute apparence, il avait \u00e9t\u00e9 temporairement et tout r\u00e9cemment abandonn\u00e9. Nous nous install\u00e2mes dans une des chambres les plus petites et les moins somptueusement meubl\u00e9es. Elle \u00e9tait situ\u00e9e dans une tour \u00e9cart\u00e9e du b\u00e2timent. Sa d\u00e9coration \u00e9tait riche, mais antique et d\u00e9labr\u00e9e. Les murs \u00e9taient tendus de tapisseries et d\u00e9cor\u00e9s de nombreux troph\u00e9es h\u00e9raldiques de toute forme, ainsi que d\u2019une quantit\u00e9 vraiment prodigieuse de peintures modernes, pleines de style, dans de riches cadres d\u2019or d\u2019un go\u00fbt arabesque. Je pris un profond int\u00e9r\u00eat, \u2014 ce fut peut-\u00eatre mon d\u00e9lire qui commen\u00e7ait qui en fut cause, \u2014 je pris un profond int\u00e9r\u00eat \u00e0 ces peintures qui \u00e9taient suspendues non seulement sur les faces principales des murs, mais aussi dans une foule de recoins que la bizarre architecture du ch\u00e2teau rendait in\u00e9vitables\u00a0; si bien que j\u2019ordonnai \u00e0 Pedro de fermer les lourds volets de la chambre, \u2014\u00a0puisqu\u2019il faisait d\u00e9j\u00e0 nuit, \u2014 d\u2019allumer un grand cand\u00e9labre \u00e0 plusieurs branches plac\u00e9 pr\u00e8s de mon chevet, et d\u2019ouvrir tout grands les rideaux de velours noir garnis de cr\u00e9pines qui entouraient le lit. Je d\u00e9sirais que cela f\u00fbt ainsi, pour que je pusse au moins, si je ne pouvais pas dormir, me consoler alternativement par la contemplation de ces peintures et par la lecture d\u2019un petit volume que j\u2019avais trouv\u00e9 sur l\u2019oreiller et qui en contenait l\u2019appr\u00e9ciation et l\u2019analyse.<\/p>\n\n\n\n<p>Je lus longtemps, \u2014 longtemps&nbsp;; \u2014 je contemplai religieusement, d\u00e9votement&nbsp;; les heures s\u2019envol\u00e8rent, rapides et glorieuses, et le profond minuit arriva. La position du cand\u00e9labre me d\u00e9plaisait, et, \u00e9tendant la main avec difficult\u00e9 pour ne pas d\u00e9ranger mon valet assoupi, je pla\u00e7ai l\u2019objet de mani\u00e8re \u00e0 jeter les rayons en plein sur le livre.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais l\u2019action produisit un effet absolument inattendu. Les rayons des nombreuses bougies (car il y en avait beaucoup) tomb\u00e8rent alors sur une niche de la chambre que l\u2019une des colonnes du lit avait jusque-l\u00e0 couverte d\u2019une ombre profonde. J\u2019aper\u00e7us dans une vive lumi\u00e8re une peinture qui m\u2019avait d\u2019abord \u00e9chapp\u00e9. C\u2019\u00e9tait le portrait d\u2019une jeune fille d\u00e9j\u00e0 m\u00fbrissante et presque femme. Je jetai sur la peinture un coup d\u2019\u0153il rapide, et je fermai les yeux. Pourquoi, \u2014 je ne le compris pas moi-m\u00eame tout d\u2019abord. Mais, pendant que mes paupi\u00e8res restaient closes, j\u2019analysai rapidement la raison qui me les faisait fermer ainsi. C\u2019\u00e9tait un mouvement involontaire pour gagner du temps et pour penser, \u2014 pour m\u2019assurer que ma vue ne m\u2019avait pas tromp\u00e9, \u2014 pour calmer et pr\u00e9parer mon esprit \u00e0 une contemplation plus froide et plus s\u00fbre. Au bout de quelques instants, je regardai de nouveau la peinture fixement.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne pouvais pas douter, quand m\u00eame je l\u2019aurais voulu, que je n\u2019y visse alors tr\u00e8s nettement&nbsp;; car le premier \u00e9clair du flambeau sur cette toile avait dissip\u00e9 la stupeur r\u00eaveuse dont&nbsp;mes sens \u00e9taient poss\u00e9d\u00e9s, et m\u2019avait appel\u00e9 tout d\u2019un coup \u00e0 la vie r\u00e9elle.<\/p>\n\n\n\n<p>Le portrait, je l\u2019ai d\u00e9j\u00e0 dit, \u00e9tait celui d\u2019une jeune fille. C\u2019\u00e9tait une simple t\u00eate, avec des \u00e9paules, le tout dans ce style qu\u2019on appelle, en langage technique, style de&nbsp;<em>vignette&nbsp;;<\/em>&nbsp;beaucoup de la mani\u00e8re de Sully dans ses t\u00eates de pr\u00e9dilection. Les bras, le sein, et m\u00eame les bouts des cheveux rayonnants, se fondaient insaisissablement dans l\u2019ombre vague, mais profonde, qui servait de fond \u00e0 l\u2019ensemble. Le cadre \u00e9tait ovale, magnifiquement dor\u00e9 et guilloch\u00e9 dans le go\u00fbt moresque. Comme \u0153uvre d\u2019art, on ne pouvait rien trouver de plus admirable que la peinture elle-m\u00eame. Mais il se peut bien que ce ne f\u00fbt ni l\u2019ex\u00e9cution de l\u2019\u0153uvre, ni l\u2019immortelle beaut\u00e9 de la physionomie qui m\u2019impressionna si soudainement et si fortement. Encore moins devais-je croire que mon imagination, sortant d\u2019un demi-sommeil, e\u00fbt pris la t\u00eate pour celle d\u2019une personne vivante. \u2014 Je vis tout d\u2019abord que les d\u00e9tails du dessin, le style de vignette et l\u2019aspect du cadre auraient imm\u00e9diatement dissip\u00e9 un pareil charme, et m\u2019auraient pr\u00e9serv\u00e9 de toute illusion m\u00eame momentan\u00e9e. Tout en faisant ces r\u00e9flexions, et tr\u00e8s vivement, je restai, \u00e0 demi \u00e9tendu, \u00e0 demi assis, une heure enti\u00e8re peut-\u00eatre, les yeux riv\u00e9s \u00e0 ce portrait. \u00c0 la longue, ayant d\u00e9couvert le vrai secret de son effet, je me laissai retomber sur le lit. J\u2019avais devin\u00e9 que le&nbsp;<em>charme<\/em>&nbsp;de la peinture \u00e9tait une expression vitale absolument ad\u00e9quate \u00e0 la vie elle-m\u00eame, qui d\u2019abord m\u2019avait fait tressaillir, et finalement m\u2019avait confondu, subjugu\u00e9, \u00e9pouvant\u00e9. Avec une terreur profonde et respectueuse, je repla\u00e7ai le cand\u00e9labre dans sa position premi\u00e8re. Ayant ainsi d\u00e9rob\u00e9 \u00e0 ma vue la cause de ma profonde agitation, je cherchai vivement le volume qui contenait l\u2019analyse des tableaux et leur histoire. Allant droit au num\u00e9ro qui d\u00e9signait le portrait ovale, j\u2019y lus le vague et singulier r\u00e9cit qui suit&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0<em>C\u2019\u00e9tait une jeune fille d\u2019une tr\u00e8s rare beaut\u00e9, et qui\u00a0n\u2019\u00e9tait pas moins aimable que pleine de gaiet\u00e9. Et maudite fut l\u2019heure o\u00f9 elle vit, et aima, et \u00e9pousa le peintre. Lui, passionn\u00e9, studieux, aust\u00e8re, et ayant d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 une \u00e9pouse dans son Art\u00a0; elle, une jeune fille d\u2019une tr\u00e8s rare beaut\u00e9, et non moins aimable que pleine de gaiet\u00e9\u00a0: rien que lumi\u00e8re et sourires, et la fol\u00e2trerie d\u2019un jeune faon\u00a0; aimant et ch\u00e9rissant toutes choses\u00a0; ne ha\u00efssant que l\u2019Art qui \u00e9tait son rival\u00a0; ne redoutant que la palette et les brosses, et les autres instruments f\u00e2cheux qui la privaient de la figure de son ador\u00e9. Ce fut une terrible chose pour cette dame que d\u2019entendre le peintre parler du d\u00e9sir de peindre sa jeune \u00e9pouse. Mais elle \u00e9tait humble et ob\u00e9issante, et elle s\u2019assit avec douceur pendant de longues semaines dans la sombre et haute chambre de la tour, o\u00f9 la lumi\u00e8re filtrait sur la p\u00e2le toile seulement par le plafond. Mais lui, le peintre, mettait sa gloire dans son \u0153uvre, qui avan\u00e7ait d\u2019heure en heure et de jour en jour. \u2014 Et c\u2019\u00e9tait un homme passionn\u00e9, et \u00e9trange, et pensif, qui se perdait en r\u00eaveries\u00a0; si bien qu\u2019il ne\u00a0voulait\u00a0pas voir que la lumi\u00e8re qui tombait si lugubrement dans cette tour isol\u00e9e dess\u00e9chait la sant\u00e9 et les esprits de sa femme, qui languissait visiblement pour tout le monde, except\u00e9 pour lui. Cependant, elle souriait toujours, et toujours sans se plaindre, parce qu\u2019elle voyait que le peintre (qui avait un grand renom) prenait un plaisir vif et br\u00fblant dans sa t\u00e2che, et travaillait nuit et jour pour peindre celle qui l\u2019aimait si fort, mais qui devenait de jour en jour plus languissante et plus faible. Et, en v\u00e9rit\u00e9, ceux qui contemplaient le portrait parlaient \u00e0 voix basse de sa ressemblance, comme d\u2019une puissante merveille et comme d\u2019une preuve non moins grande de la puissance du peintre que de son profond amour pour celle qu\u2019il peignait si miraculeusement bien. \u2014 Mais, \u00e0 la longue, comme la besogne approchait de sa fin, personne ne fut plus admis dans la tour\u00a0; car le peintre \u00e9tait devenu fou par l\u2019ardeur de son travail, et il d\u00e9tournait rarement ses yeux de la toile, m\u00eame pour\u00a0regarder la figure de sa femme. Et il ne\u00a0voulait\u00a0pas voir que les couleurs qu\u2019il \u00e9talait sur la toile \u00e9taient\u00a0tir\u00e9es\u00a0des joues de celle qui \u00e9tait assise pr\u00e8s de lui. Et, quand bien des semaines furent pass\u00e9es et qu\u2019il ne restait plus que peu de chose \u00e0 faire, rien qu\u2019une touche sur la bouche et un glacis sur l\u2019\u0153il, l\u2019esprit de la dame palpita encore comme la flamme dans le bec d\u2019une lampe. Et alors la touche fut donn\u00e9e, et alors le glacis fut plac\u00e9\u00a0; et pendant un moment le peintre se tint en extase devant le travail qu\u2019il avait travaill\u00e9\u00a0; mais, une minute apr\u00e8s, comme il contemplait encore, il trembla, et il fut frapp\u00e9 d\u2019effroi\u00a0; et, criant d\u2019une voix \u00e9clatante\u00a0: \u00ab\u00a0En v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est la\u00a0Vie\u00a0elle-m\u00eame\u00a0!\u00a0\u00bb il se retourna brusquement pour regarder sa bien-aim\u00e9e\u00a0: \u2014 elle \u00e9tait morte\u00a0!\u00a0<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>____________________<br>Les textes lus sur notre cha\u00eene s\u2019adressent \u00e0 tous et int\u00e9ressent tout particuli\u00e8rement les \u00e9l\u00e8ves du secondaire. Nous savons que certains d\u2019entre eux ont malheureusement des difficult\u00e9s lorsqu\u2019il s\u2019agit de se confronter \u00e0 l\u2019\u00e9crit. Nous esp\u00e9rons que ces lectures contribueront \u00e0 leur faire aimer la litt\u00e9rature et leur permettront de renouer avec la beaut\u00e9 de la langue et les myst\u00e8res du pass\u00e9 simple.<\/p>\n\n\n\n<p>Temps d&rsquo;\u00e9coute 12&rsquo;30<\/p>\n\n\n\n<p>Rendez-vous sur la cha\u00eene YouTube de l&rsquo;afpeah :<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"LIVRE AUDIO : Le Portrait ovale, Edgar Poe\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Lao4M4jQhJg?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><strong><em>Lecture d\u2019Annabelle Presa<\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;L&rsquo;association vous invite \u00e0 red\u00e9couvrir \u00ab\u00a0Le Portrait ovale\u00a0\u00bb, nouvelle fantastique d&rsquo;Edgar Allan Poe. Publi\u00e9e initialement dans le \u00ab\u00a0Graham&rsquo;s Magazine\u00a0\u00bb en 1842, la nouvelle s&rsquo;intitulait alors \u00ab\u00a0Life in Death\u00a0\u00bb. Elle pr\u00e9sentait un narrateur souffrant, ayant pris laudanum et morphine. Ce d\u00e9tail supprim\u00e9 ensuite par Edgar Poe ajoutait un degr\u00e9 de complexit\u00e9 suppl\u00e9mentaire \u00e0 la nouvelle. Ce r\u00e9cit aurait inspir\u00e9 Oscar Wilde (Le Portrait de Dorian Gray, 1891). Annabelle Presa, qui lit le r\u00e9cit, vous conseille deux textes compl\u00e9mentaires : Le Chef-d&rsquo;\u0153uvre&#8230;<\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"btn btn-default\" href=\"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/2022\/12\/28\/le-portrait-ovale\/\">Lire la suite<span class=\"screen-reader-text\"> Lire la suite<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2732,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2,4,119,9],"tags":[65,175,173,174,177,49,176,75],"class_list":["post-2724","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles","category-enseignement","category-lecture","category-recommandations","tag-classiques","tag-contes-fantastiques","tag-edgarpoe","tag-fantastique","tag-frenchaudiobook","tag-litterature","tag-livre-audio","tag-nouvelles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2724","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2724"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2724\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3934,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2724\/revisions\/3934"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2732"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2724"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2724"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2724"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}