{"id":2663,"date":"2022-05-31T23:21:48","date_gmt":"2022-05-31T21:21:48","guid":{"rendered":"https:\/\/afpeah.fr\/?p=2663"},"modified":"2024-06-19T15:33:23","modified_gmt":"2024-06-19T13:33:23","slug":"promethee-moi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afpeah.fr\/index.php\/2022\/05\/31\/promethee-moi\/","title":{"rendered":"Prom\u00e9th\u00e9e-moi"},"content":{"rendered":"\n<p>Le Prix de l\u2019AFPEAH 2022 (niveau Lyc\u00e9e) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9 \u00e0&nbsp;<strong>Balthazar LAVARINI<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Promettez-vous, en votre \u00e2me et conscience, de r\u00e9pondre sinc\u00e8rement, sans aucun artifice de la parole et de l\u2019esprit, et au nom du peu de foi qu\u2019il vous reste en J\u00e9sus-Christ, notre Sauveur, aux questions de la tr\u00e8s grande et de la tr\u00e8s sainte Inquisition espagnole&nbsp;?&nbsp;\u00bb Oui\u2026 Il croit bien que cela avait commenc\u00e9 ainsi.<\/p>\n\n\n\n<p>Combien de temps s\u2019\u00e9tait \u00e9coul\u00e9 depuis cet instant fatal, o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 jet\u00e9 dans ce trou sale et froid qui n\u2019avait jamais re\u00e7u la lumi\u00e8re du jour&nbsp;? Le temps existait-il seulement&nbsp;? Difficile d\u2019y r\u00e9pondre, lorsqu&rsquo;attach\u00e9 dans l\u2019obscurit\u00e9 la plus compl\u00e8te, il ne sentait que son sang pulsant dans son corps et n\u2019entendait que sa respiration emplissant les t\u00e9n\u00e8bres de son va-et-vient angoissant, car \u00e0 force d\u2019\u00eatre seul on en vient \u00e0 \u00eatre effray\u00e9 par soi-m\u00eame. Le monstre dans la solitude, c\u2019est nous, en avait-il conclu. Il avait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 la nuit de son arriv\u00e9e \u00e0 Valladolid, par des soldats cuirass\u00e9s de noir et marqu\u00e9s d\u2019une croix blanche. On ne le sortait depuis de sa cellule souterraine que pour le soumettre \u00e0 la <em>Question<\/em>, sans pour autant qu\u2019aucune question ne lui fut jamais pos\u00e9e. C\u2019\u00e9tait, il s\u2019en doutait, pour le pr\u00e9parer \u00e0 la venue des inquisiteurs.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ce fut dans cette torpeur atemporelle, que vint soudain \u00e0 lui le bruit. Celui des pas sur la dalle qui se pressent en foule et celui, plus m\u00e9connaissable, des riches robes froiss\u00e9es qui sonnent, comme le bruissement d\u2019un vol d\u2019effraies dans la nuit. Les portes s\u2019ouvrirent avec fracas, lib\u00e9rant le prisonnier de l\u2019ombre imp\u00e9n\u00e9trable, en l\u2019aveuglant de l\u2019\u00e9clat du feu. Il baissa la t\u00eate, tandis qu\u2019entr\u00e8rent dans la cellule six hommes, dont trois portaient l\u2019habit pourpre. A la lumi\u00e8re des torches, il ne pouvait s\u2019emp\u00eacher de contempler la lente spirale, que formait ce liquide \u00e9pais, qui glissait dans le caniveau central. Il comprit que c\u2019\u00e9tait son sang qui s\u2019\u00e9coulait doucement, lorsqu\u2019une voix tonna&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>In nomine Domini, amen.<\/em>&nbsp;\u00bb Il releva son visage \u00e0 mesure que signait devant lui, une main d\u00e9vote charg\u00e9e de pierreries. Cette main terrible \u00e9tait celle du confesseur de la reine d\u2019Espagne, br\u00fbleur de sorci\u00e8res et cousin du pape, le Grand Inquisiteur Zeus. Le v\u00e9n\u00e9rable, aux traits aussi ac\u00e9r\u00e9s que le bec d\u2019une buse, plissa son \u00e9toffe et s\u2019assit \u00e0 une table, rejoint par deux juges sacerdotaux. Le proc\u00e8s, si seulement ce terme pouvait \u00eatre employ\u00e9, d\u00e9buta.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Fr\u00e8re Prom\u00e9th\u00e9e<em>.<\/em> Pauvre p\u00e9cheur\u2026 Toi qui fus hier le plus sage des eccl\u00e9siastiques, te voil\u00e0 aujourd\u2019hui tra\u00eetre \u00e0 ton Eglise. H\u00e9r\u00e9tique.\u00a0\u00bb L\u2019inquisiteur susurrait d\u2019un ton lancinant chacun des mots qu\u2019il avait finement choisis et dont il tirait une \u00e9vidente jouissance, de cette jouissance qu\u2019\u00e9prouve celui qui, un beau jour, trouve sous la semelle de son sabot, l\u2019homme qu\u2019il a toujours jalous\u00e9. Le juge appuyait son discours d\u2019un sourire carnassier. \u00ab\u00a0Sais-tu des crimes que l\u2019on t\u2019accuse\u00a0? \u2013 Non.\u00a0\u00bb Voil\u00e0 depuis longtemps qu\u2019il n\u2019avait pas entendu le son de sa propre voix et ce \u00ab\u00a0Non\u00a0\u00bb caverneux, tenant du r\u00e2le, l\u2019avait effray\u00e9. \u00ab\u00a0<em>Mendax, <\/em>menteur\u00a0!\u00a0En l\u2019hiver de l\u2019an de gr\u00e2ce 14**, tu trompas sournoisement avec les paysans s\u00e9ditieux les collecteurs de la d\u00eeme.\u00a0\u00bb Il se souvint de la famine, cette ann\u00e9e-l\u00e0, qui d\u00e9vorait \u00e0 grandes bouch\u00e9es les visages \u00e9maci\u00e9s des vieillards et les corps d\u00e9charn\u00e9s des enfants. Son monast\u00e8re surplombait leur village de glaise, au fond de la vall\u00e9e s\u00e8che et jaune, br\u00fbl\u00e9e par l\u2019ardent soleil. Lorsqu\u2019il descendit avec les moines r\u00e9colter l\u2019imp\u00f4t, il fut \u00e9mu jusqu\u2019aux larmes par la mis\u00e8re de ces gens, qui ne poss\u00e9daient rien et \u00e0 qui on demandait tout. Les clercs voulurent les derni\u00e8res b\u00eates des paysans et ordonn\u00e8rent qu\u2019on les f\u00eet \u00e9gorger toutes, pr\u00e9venant qu\u2019ils viendraient au soir r\u00e9clamer leur part due, en plus de la moiti\u00e9 des r\u00e9coltes d\u2019orge et d\u2019escourgeon, si maigres en cette ann\u00e9e-l\u00e0. Profitant d\u2019un court r\u00e9pit, le moine rest\u00e9 seul au village, souffla aux d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s une brillante id\u00e9e. Il s\u2019agissait de dissimuler les bonnes chairs du b\u00e9tail sacrifi\u00e9, sous d\u2019\u00e9paisses peaux puantes, et de cacher, sous une couche de graisse app\u00e9tissante, les carcasses r\u00e9pugnantes. Les collecteurs de la d\u00eeme, pr\u00e9levant l\u2019imp\u00f4t en nature, choisirent la mauvaise part et furent tromp\u00e9s de la plus simple des mani\u00e8res. Le prisonnier sourit.\u00a0\u00ab\u00a0Pire que cela, reprit la voix ent\u00eatante, tu fis lecture publique de manuscrits interdits aux profanes. Tu as perverti leurs esprits simples par des textes qu\u2019ils ne pouvaient comprendre.\u00a0<em>Pater noster, libera eos a malo<\/em>. Que notre Seigneur guide leurs \u00e2mes hors des chemins du mal.\u00bb Il vit alors flotter sur l\u2019eau et le sang m\u00eal\u00e9s du sol glissant de la cellule, le souvenir d\u2019\u00e9pais volumes de cuir aux belles enluminures et aux grosses taches de cire, qui reposaient dans la sombre biblioth\u00e8que du monast\u00e8re. L\u2019obscurit\u00e9 entravant les esprits des serfs de la vall\u00e9e, en ce temps-l\u00e0, lui causait une peine, presque insoutenable. Il \u00e9tait donc venu au village charg\u00e9 de livres sous les bras et avait lu des extraits, il s\u2019en souvient encore, de <em>La R\u00e9publique <\/em>de Platon, <em>De rerum natura <\/em>de Lucr\u00e8ce et un trait\u00e9 de g\u00e9om\u00e9trie d\u2019Hypatie. Dans une fouge extraordinaire, il avait d\u00e9clam\u00e9 en latin, traduit en patois et tent\u00e9 de commenter ces textes devant une foule de villageois. Les \u00e9tincelles\u00a0! Il revoit encore les \u00e9tincelles s\u2019allumer dans les yeux des femmes, des hommes et des enfants. L\u2019incendie de la connaissance se propageait \u00e0 une vitesse fulgurante, d\u00e9vorant dans un brasier \u00e9blouissant les petites t\u00eates brunes et blondes comme celles aux tempes grisonnantes. Il sentit la fum\u00e9e, l\u2019exquise fum\u00e9e de la r\u00e9flexion et de l\u2019imagination\u00a0monter \u00e0 lui. Le lendemain, gris\u00e9, il s\u2019enfuit du cloitre et emmena les manuscrits qu\u2019il avait vol\u00e9s et qu\u2019il lisait \u00e0 qui voulait bien l\u2019entendre, sur les chemins ou dans les pr\u00e9s. Jusqu\u2019\u00e0 Valladolid.<\/p>\n\n\n\n<p>Le jugement fut sans appel&nbsp;: il y eut un dernier \u00ab&nbsp;<em>In nomine Domini, amen.&nbsp;\u00bb <\/em>avant qu\u2019on ne le traine dans un chariot noir aux longs barreaux de fer. Trois jours de voyage sur des routes cahoteuses. Le regard per\u00e7ant de l\u2019inquisiteur semblait le suivre partout, il le remarquait dans le p\u00e2le reflet de la lune, jusqu\u2019au fond des lacs caligineux.&nbsp; Au bord des chemins, les arbres semblaient pleurer \u00e0 l\u2019envers des larmes de boue vers le ciel. Le quatri\u00e8me jour,&nbsp;le sombre cort\u00e8ge amor\u00e7a la travers\u00e9e des Pyr\u00e9n\u00e9es, par d\u2019\u00e9troits sentiers de p\u00e2tres, qu\u2019il aurait dit trac\u00e9s par le doigt d\u2019un ange, quelque peu ennuy\u00e9, du haut de son langoureux nuage. Le cinqui\u00e8me jour, il atteint sa destination. Au fond d\u2019un gris vallon, s\u2019\u00e9levait une tour triste, car terriblement solitaire. On l\u2019y jeta, l\u2019enchaina, puis les gardes et le chariot repartirent, pour ne plus jamais revenir. Il n\u2019y avait pas de nourriture, on ne lui en donnerait pas, il ne tiendrait pas une semaine.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Ironie du sort ou derni\u00e8re malice de ses juges, il avait \u00e9t\u00e9 emprisonn\u00e9 au milieu des oiseaux. La vieille muraille de la tour accueillait en effet, \u00e0 la place de certaines pierres tomb\u00e9es au cours du temps, d\u2019innombrables nids d\u2019hirondelles. Et \u00e0 l\u2019aube et au cr\u00e9puscule, lorsque les oiseaux quittaient leur foyer et lorsqu\u2019ils y revenaient, c\u2019\u00e9tait un v\u00e9ritable ballet a\u00e9rien qui se d\u00e9roulait autour du prisonnier. Ebloui par ce tourbillon d\u2019ailes et de plumes, assourdi par ces piaillements d\u2019excitation, chantant l\u2019immensit\u00e9 du ciel et la beaut\u00e9 des nuages, il se croyait alors lui-m\u00eame hirondelle&nbsp;; jusqu\u2019\u00e0 ce que le poids de ses chaines ne lui rappel\u00e2t am\u00e8rement sa triste condition d\u2019homme. Jurant de ne plus jamais \u00eatre tromp\u00e9 ainsi, il se promettait chaque nuit de garder ferm\u00e9s ses yeux le lendemain. Cependant, chaque matin, il les rouvrait, honteux mais heureux, apr\u00e8s avoir entendu l\u2019irr\u00e9sistible appel de ses innocentes tortionnaires. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Durant des mois, les paysans qui habitaient la vall\u00e9e grise entendirent, d\u00e9valant des montagnes, des cris rauques, qui les gla\u00e7ant d\u2019effroi, les faisaient s\u2019enfermer chez eux en plein jour. Alors autour du foyer des chaumi\u00e8res, on se contait ces histoires d\u2019ogres et de sorci\u00e8res, qui l\u00e0-haut, faisaient bouillir dans leurs immenses chaudrons, les voyageurs imprudents et les enfants insolents. Le prisonnier lui, dans la tour l\u00e0-haut, survivait \u00e0 grande peine et sa subsistance n&rsquo;\u00e9tait assur\u00e9e que par les quelques hirondelles qu\u2019il r\u00e9ussissait parfois \u00e0 pi\u00e9ger. Il les pleurait am\u00e8rement, mais les mangeait tout de m\u00eame. Un jour cependant, sentant sa fin venir, n\u2019y tenant plus, il tira de ses derni\u00e8res forces sur ses chaines, et hurla, comme dans un d\u00e9fi au ciel : \u00ab&nbsp;Promettez-moi&nbsp;! Promettez-moi que ma vie et mon supplice n\u2019auront pas \u00e9t\u00e9 vains&nbsp;! Que l\u2019ignorance et le fanatisme d\u00e9gradant l\u2019esprit de l\u2019homme, laisseront place \u00e0 des lendemains rayonnant par la connaissance et la bont\u00e9 humaine. Que la haine et les despotes disparaissent. Que seule r\u00e8gne la curiosit\u00e9&nbsp;! Guide supr\u00eame, que jureront de suivre, ceux qui viendront apr\u00e8s moi. Oh promettez-le moi&nbsp;! Promettez-moi\u2026&nbsp;\u00bb H\u00e9las, les oiseaux furent seuls t\u00e9moins de ce serment jet\u00e9 aux quatre vents.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Bien des ann\u00e9es plus tard, les enfants de la vall\u00e9e, berc\u00e9s de l\u00e9gendes sur la vieille tour de la montagne, se d\u00e9cid\u00e8rent \u00e0 v\u00e9rifier les dires de leurs a\u00efeux. Trois d\u2019entre eux, les plus t\u00e9m\u00e9raires, escalad\u00e8rent la dangereuse paroi. Au sommet, ils d\u00e9couvrirent stup\u00e9faits, un squelette \u00e0 la blancheur niv\u00e9enne et aux entraves de rouille. On raconte depuis que l&rsquo;un de ces trois enfants, fascin\u00e9 par ses os, devint m\u00e9decin, que l\u2019autre frapp\u00e9 par son regard vide, se fit po\u00e8te, et que le dernier r\u00e9vuls\u00e9 par ses cha\u00eenes, eut la vocation d\u2019homme de droit.&nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1198\" height=\"1418\" src=\"https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Prome\u0301the\u0301e-moi.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2664\" style=\"width:468px;height:554px\" srcset=\"https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Prome\u0301the\u0301e-moi.png 1198w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Prome\u0301the\u0301e-moi-253x300.png 253w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Prome\u0301the\u0301e-moi-865x1024.png 865w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Prome\u0301the\u0301e-moi-768x909.png 768w, https:\/\/afpeah.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Prome\u0301the\u0301e-moi-228x270.png 228w\" sizes=\"auto, (max-width: 1198px) 100vw, 1198px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Professeur r\u00e9f\u00e9rent : Juliette Amorin &#8211; Lyc\u00e9e Fran\u00e7ais Vincent Van Gogh \u2013 La Haye \u2013 Pays-Bas<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Prix de l\u2019AFPEAH 2022 (niveau Lyc\u00e9e) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9 \u00e0&nbsp;Balthazar LAVARINI \u00ab&nbsp;Promettez-vous, en votre \u00e2me et conscience, de r\u00e9pondre sinc\u00e8rement, sans aucun artifice de la parole et de l\u2019esprit, et au nom du peu de foi qu\u2019il vous reste en J\u00e9sus-Christ, notre Sauveur, aux questions de la tr\u00e8s grande et de la tr\u00e8s sainte Inquisition espagnole&nbsp;?&nbsp;\u00bb Oui\u2026 Il croit bien que cela avait commenc\u00e9 ainsi. 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